Agroalimentaire : L’année de tous les records pour les nouvelles filières !


La France reste l’un des champions de l’agroalimentaire. Le succès de « La Ruche qui dit oui » ou la marque « C’est qui le patron ? » témoigne d’une hausse des « consommacteurs ». L’un des premiers projets financés sur WeShareBonds était d’ailleurs la maque bio Les Cidres Premium. Actuellement, 2 projets liés au secteur agroalimentaire sont en cours de financement sur WeShareBonds. Premièrement Pokawa, un concept innovant à forte croissance, mêlant restauration, livraison à domicile et healthy food et France Cake Tradition, un acteur spécialisé dans la pâtisserie industrielle bio. Ces différents projets témoignent chacun des nouvelles tendances de consommation. L’occasion pour WeShareBonds de faire le point sur les nouvelles filières qui se développent.

 

Une année 2018 record pour le bio et le commerce équitable

L’année écoulée sera-t-elle un tournant pour le bio ? C’est ce que laisse penser le bilan récent de l’Agence bio :

– 2 millions d’hectares sont désormais cultivés en bio en France (+17%), ce qui représente +10% des exploitations (41623).
– Les exploitations céréalières ont connu le plus grand boom avec une croissance de +31% des surfaces consacrées au bio.

Il faut certes un délai de 2 ou 3 ans avant que les produits issus d’une exploitation nouvellement labellisée soient certifiés également bio. Pourtant, le marché du bio a cru de 15,7% pour atteindre 5% du montant des dépenses alimentaires (soit 9,7 milliards d’euros). La moitié de ces ventes est réalisée dans les circuits de la grande distribution. Toutes les catégories de produits semblent touchées par cette nouvelle demande :
– Production de légumes (+24%), de fruits (+20%)
– Vignes biodynamiques (+20%)
– Le lait bio est également en forte croissance avec notamment l’émergence de produits laitiers transformés.
– Produits carnés : les élevages bio ont d’ailleurs un rôle clé dans cet écosystème, en fournissant le fumier nécessaire comme alternative aux engrais chimiques.

  • Élevages de poules bio (+31%) pour fournir un marché qui est désormais constitué pour un quart d’œuf bio.
  • Poulets et porcs ont également progressé mais insuffisamment pour éviter les importations.

Dans un marché stable, le commerce équitable a également connu une croissance à 2 chiffres

Porté par une demande accrue des consommateurs, le marché des produits labellisés a cru de 22% pour atteindre 1,3 milliard d’euros dans un contexte de consommation globalement atone. Ce marché n’est plus uniquement porté par des distributeurs de niches mais également par les grandes surfaces (une vente sur deux). Le segment du « made in France » a augmenté de 34%.

L’intérêt du label « équitable » est notamment de garantir une juste rémunération aux producteurs à l’heure où le poids croissant de la grande distribution exerce une pression sur les prix du bio, malgré la Loi Alimentation.

Défi pour les chaînes de restauration traditionnelles :

Engouement pour le « take-away » et les food courts

Le domaine de la restauration n’échappe pas à certains changements. Par exemple, la mode des « foodcourts » : en témoigne le site Eataly de 4000 m2 récemment établi à Paris dans le quartier du Marais. Concept à l’origine américain et asiatique, avec table commune et différents corners thématiques, ce nouveau mode de consommation alliant restauration et décontraction a d’abord eu du mal à s’implanter en France. La cause ? Limité à l’origine à de simples espaces de restauration au sein des centres commerciaux. De nombreux projets plus qualitatifs ont récemment vu ou verront bientôt le jour dans les principales villes française : Bordeaux (la Boca), Montpellier (Les Halles du lez), Nantes (Food Hall), Nice (Gare du Sud), Lyon (Food Traboule), sans oublier Ground Control à Paris…

Par ailleurs, une étude européenne récente du cabinet Food Services Vision fait état d’un manque d’attractivité des chaînes de restauration traditionnelles en France. On constate de nombreuses disparités et une augmentation globale de 1 milliard d’euros des ventes à 18,6 milliards de chiffre d’affaires global. Parmi les 5 critères de succès, on retrouve :- La qualité au juste prix avec une demande de repas équilibré
– La qualité de l’emplacement.
– Le règne de la multifonctionnalité : commande en ligne, bornes.
– L’arrivée en force de la livraison et du « click and collect ».
– La recherche d’une expérience globale à 360° avec un accent sur le meilleur rapport qualité/prix.

Le modèle américain semble également s’imposer, avec notamment son produit phare le burger et une multiplication par 3 en 10 ans. Un comble au pays de la baguette !


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