Du Barça à la PME, Pourquoi fait-on appel au Financement participatif ?


#1 Parce que le financement participatif est désormais possible !

Le financement participatif n’est devenu une réalité pour les PME que récemment. Pourtant ce concept existe finalement depuis longtemps. Pour reprendre le sujet du jour, même si le FC Barcelone est (sans doute) éliminé de la Champions League suite au match retour face au Paris-Saint-Germain (correction post match : en fait non pas du tout…), il pourra toujours compter sur sa base de « socios » pour se financer : ainsi depuis toujours la base de supporters du Barça finance le club via un système de « financement collaboratif » qui n’en porte pas le nom, ce qui lui a permis de traverser les âges et de battre des records (le PSG a trouvé lui une autre voie qui est d’avoir un actionnaire aux fonds illimités, mais ce n’est pas forcément un business-model facilement réplicable…). En attendant si vous êtes un entrepreneur dans une PME, et que vous souhaitez financer vos projets auprès d’une base élargie de souscripteurs, il existe désormais une véritable offre de financement participatif en France.

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En effet, jusqu’à une date récente investir en crowdfunding ou crowdlending dans un cadre clairement défini n’était, en effet, pas possible en France. Les premiers décrets d’application pour introduire un cadre légal pour les plateformes de financement participatif datent de 2014, mettant par là même fin au monopole bancaire, notamment sous l’impulsion d’Emmanuel Macron. Les réformes du financement participatif se sont poursuivies depuis, l’une des dernières évolutions à date, le décret n° 2016-1453 du 28 octobre 2016 relatif aux titres et aux prêts proposés dans le cadre du financement participatif, a encore permis d’améliorer le système en lui apportant plus de fluidité et de possibilités (introduction des « minibons », augmentation de la limite de montant à 2,5 M€ pour les financements…)

Par ailleurs le cadre légal introduit pour réglementer le financement participatif en France a permis de renforcer les règles pour mieux protéger les épargnants, en s’assurant notamment de la communication des risques ainsi que du sérieux dans le traitement des dossiers de financement par les plateformes. Ce faisant, elle a offert aux entrepreneurs un cadre plus stable, et sécurisant pour réaliser leurs opérations.

 

#2 Parce que c’est un financement adapté aux PME, et complémentaire aux autres financements

Les entrepreneurs souhaitant lever de l’argent (au-delà d’un crédit auprès de leur banquier) peuvent s’adresser à des fonds de « private equity » ou à des réseaux de business-angels pour financer leur développement. Ceci implique cependant un certain degré de sophistication dans l’approche des fonds, souvent de taille ; les entrepreneurs, notamment à un stade d’amorçage, n’ont qui plus est pas forcément facilement accès à un réseau de business-angels. À ce titre, le crowdfunding est intéressant car qu’il permet une interaction et un accès direct à une base élargie d’investisseurs. L’un des atouts clés est la rapidité et la fluidité du processus. Par ailleurs la limite de financement participatif de 2,5 M€ est désormais significative. Si l’on élargit aux autres financements, du type prêt participatif via une plateforme de crowdlending, une étude du think-tank Europlace avait relevé la difficulté pour les sociétés PME de se financer facilement en crédit bancaire. Pour des sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 3 M€ l’interlocuteur privilégié (et souvent unique) est le banquier, qui apporte 90% des sources de financement.

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Les banques sont par ailleurs plus contraintes par les ratios financiers issus de Bâle 3 en matière de crédit pour l’entreprise, et peuvent parfois considérer le prêt comme un simple produit d’appel pour fournir d’autres prestations (gestion de flux). Par ailleurs pour des tailles d’entreprises moyennes (5 M€ de CA) les banquiers ont du mal à mobiliser des ressources pour analyser le risque et l’entrepreneur se trouve souvent contraint d’apporter des garanties (cautions personnelles…) qui limitent sa capacité d’emprunt et ne sont pas satisfaisantes au plan personnel. D’où l’intérêt des solutions alternatives telles que les plateformes de crowdleding via le crédit participatif qui offrent une alternative intéressante (crédits amortissables mais également in fine, absence de caution et de prise de sûreté) qui peut de plus parfaitement s’intégrer en complément des crédits bancaires traditionnels et des autres sources de financement.

#3 Parce que c’est une véritable classe d’actifs

En 2016 avec 86 millions d’euros, le marché Français du crowdlending sur les plateformes de prêt participatif a cru de 160%. Ce marché reste toutefois modeste comparé aux États-Unis, au Royaume-Uni ou à la Chine, où les montants se chiffrent déjà en milliards. À noter qu’avec l’augmentation des montants cela devient également un créneau éligible pour les investisseurs institutionnels qui trouveront des placements rémunérateurs avec la possibilité d’effectuer une allocation diversifiée. En tant que solution alternative pour les PME, la croissance du crowdlending est en train de leur permettre de disposer désormais d’une nouvelle solution de financement pérenne pouvant être mobilisée dans la durée.

#4 Parce que ce n’est pas que de l’argent, mais également un outil de communication et la garantie d’un process fluide et rapide

Au-delà de l’aspect financier le crowdfunding ou crowdlending sont également des vecteurs de communication. Il faut rappeler à ce titre que le crowdfunding avait été à l’origine expérimenté pour pré-financer des projets culturels (films, disques) et valider ainsi l’accueil positif du public. Se financer en crowdlending ou crowdfunding, c’est également une opportunité de communiquer et de s’adresser parfois à une nouvelle clientèle potentielle pour l’entreprise. Par ailleurs l’intérêt est de disposer d’un processus normé, rapide, car au-delà des conditions économiques de financement, pour un dirigeant de PME, l’adage « le temps c’est de l’argent » prend ici toute sa dimension. Chez WeShareBonds par exemple, nous avons développé un modèle hybride via la mise en place d’un fonds de crédit qui prête aux côtés de la foule : ceux qui veulent investir en prêt participatif savent ainsi que leurs intérêts sont alignés avec ceux de la plateforme. Pour l’entrepreneur, celui-ci a la garantie d’obtenir l’intégralité de son financement au plus tard dans les 30 jours suivant la mise en ligne du projet, ce qui lui offre une visibilité très importante pour la gestion de ses financements et investissements.


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