Nouvelle phase du QE : la BCE achète désormais des obligations d’entreprises


logo de l'Europe devant le siège de la BCE à Francfort
© afp.com/DANIEL ROLAND

La BCE achète désormais des obligations d’entreprises !

La BCE s’est lancée dans une nouvelle phase de son fameux programme de QE (Quantitative Easing) via le rachat d’obligations d’entreprises.

En résumé,  la BCE a normalement une mission  « traditionnelle » qui est de fixer le niveau des taux directeur, ce niveau impacte le niveau de taux auquel les banques se financent et donc prêtent ensuite : plus le taux directeurs est bas, plus les conditions d’emprunt (taux et volume) sont ensuite bonnes pour les emprunteurs. En théorie seulement, car en pratique il faut que les banques soient volontaires et participent à l’injection de liquidité dans l’économie en accordant des prêts.

Le but ultime des taux bas est de favoriser ainsi l’activité et de lutter contre la terrible déflation qui incite les acheteurs à différer leurs projets (pourquoi acheter aujourd’hui quelque chose qui vaudra moins demain).

Quand les banques ne jouent pas le jeu, la BCE choisit de passer outre

Or malgré un taux de la BCE proche de zéro, cela ne suffit pas pour motiver les banques. La BCE a donc lancé il y a quelques mois un programme dit « non conventionnel », consistant dans un premier temps à racheter directement des dettes émises par les Etats (en fait elle les rachète dans les mains de ceux qui possèdent déjà ces titres _assureurs, etc._, ceux-ci disposent alors de liquidités qu’ils peuvent réinvestir dans l’économie réelle).

Mais comme cela ne suffit pas, la BCE (en fait six banques centrales nationales dont la Banque de France et la Bundesbank) va désormais racheter des obligations émises par de grandes entreprises. C’est inédit. Mais reste à savoir si l’argent de ces rachats servira à investir dans des nouveaux projets réels et à financer l’investissement des entreprises, ou bien uniquement à re-financer des dettes existantes.

Les PME restent elles bien loin de ces préoccupations ; elles peuvent tout de même émettre elles aussi des obligations, qui peuvent être souscrites par les particuliers et les professionnels qui ont choisi de financer l’économie française via le crowdlending (financement participatif).


Voir les commentaires