Quelle plateforme de crowdfunding choisir ?

découvrez les plateformes et sites de crowdfunding. comment les choisir, quels sont leurs utilités.

Mis à jour il y a 5 mois

Depuis quelques années, le crowdfunding ou financement participatif ; permet aux entreprises de se financer directement auprès de particuliers, d’entreprises ou d’investisseurs institutionnels. Pour les investisseurs, le crowdfunding constitue une opportunité de financer directement le développement de PME ; et de professionnels de l’immobilier. Comment choisir sa plateforme de crowdfunding ? Quelles sont les plateformes de crowdfunding et les différents types de placement en financement participatif ? Où investir en crowdfunding ?
Pour choisir sa plateforme de crowdfunding il faut déjà bien connaître le concept de crowdfunding. Vérifier les points d’attention pour choisir sa plateforme et s’assurer de l’adéquation avec son profil investisseur.

C’est quoi une plateforme de crowdfunding ?

Le crowdfunding est à l’origine un concept de « financement par la foule ». Réservé dans un premier temps à des projets alternatifs (culturels, sociaux…) le crowfunding s’est structuré et professionnalisé. Il aspire à devenir une véritable classe d’actif qui attire les particuliers mais également les institutionnels.

Le crowdfunding : un concept qui a évolué

Le crowdfunding est un produit de la digitalisation croissante de l’économie et de la société. La digitalisation permet d’accéder à un nombre toujours plus important de data ; pouvant être mobilisé pour créer des services développés par des fintech ; paiements, crédit, assurance, distribution. Ces nouveaux services permettent d’enrichir l’offre de services financier existant. L’émergence de technologies tels que la « blockchain » permettrons à l’avenir d’encore faciliter les transactions et la désintermédiation.
Par exemple Ant Financial filiale du groupe chinois Alibaba ; structure chaque année plusieurs dizaines de milliards de dollars de crédit entre particuliers et PME ; (désormais plus que le montant de crédit accordé par les banques françaises aux entreprises). Cela est permis par un grand niveau d’automatisation d’analyse des données et à des systèmes de scoring très sophistiqué. D’autres plateforme telles que Lendingclub ou Fundingcircle se sont développées dans le monde anglo-saxon atteignant plusieurs milliards d’euros d’encours prêtés.


Avant d’en arriver là, le crowdfunding a concerné à l’origine des projets culturel ; il s’agissait par exemple de financer des co-productions audiovisuelles. Un nombre important de financeurs étant censé valider le succès et la popularité du projet ; (finalement la même logique que des programmes tels que The Voice où le pubic ; est amené à voter sur une liste de candidats présélectionnés). Des plateformes telles que Kickstarter.com ; ont développé une offre s’apparentant presque à un modèle de vente privé pour préfinancer la production de prototypes.
Désormais des offres locales de financement via le crowdfunding ; se sont développées dans le monde entier sous différentes thématiques : don (donation and reward), actions (crowdequity<<), dette (crowdlending). Elle touche désormais la sphère économique classique et le financement des PME.

Un environnement désormais réglementé

Outre l’aspect technologique, l’aspect réglementaire a permis de professionnaliser l’offre de crowdfunding ; pour faire émerger une nouvelle classe d’actifs sur des cibles non cotés. Le financement par une base d’investisseurs large n’est pas une nouveauté ; (c’est la logique des marchés financiers ou des souscriptions publiques ; tels que celles qui ont permis d’ériger la Statue de la Liberté). Le crowdfunding désormais a rendu facile et accessible le financement direct par une large base d’investisseurs de PME non cotées.
Au-delà des réglementations nationales, un cadre Européen réglementaire est en cours de négociation. En France les réformes issues de la loi Macron en 2014 permis de structurer la réglementation.

La réglementation du crowfdunding a permis de gérer certains obstacles :

  • la problématique d’appel publique à l’épargne (qui limitait la diffusion d’investissement hors des marchés réglementés cotés),
  • la problématique de fin du monopole bancaire,
  • créer un cadre sécurisé via un agrément des plateformes par l’AMF.

Les plateformes de crowdfunding sont régulées par l’AMF, APCR et l’ORIAS qui leur accordent l’agrément.

Deux agréements principaux pour les plateformes de crowdfunding

Désormais les montants financés peuvent atteindre jusqu’à 8Me par projet. Selon le cas le ticket d’investissement est limité à 2000 euros par projet. Mais il n’y a pas de limite pour les projets de plateforme CIP.
Les tickets d’entrée peuvent-être très faibles, de l’ordre de 20 euros par projet. Mais certaines plateformes imposent désormais le montant minimum de 1000 euros.

Un cadre d’investissement attractif encadré par des professionnels

Les plateformes de crowdfunding doivent avoir un agrément est suivre un cahier des charges :

  • Elles sélectionnent les projets à financer,
  • négocient les conditions,
  • mettent en relation PME et investisseurs.

Les plateformes de crowdfunding apportent un conseil aux investisseurs ; et gèrent la relation avec les entreprises financées jusqu’à la fin du projet. Elles doivent fournir une information et une analyse exhaustive sur les projets ; un cadre de transaction sécurisé, un reporting et un suivi administratif. Elles doivent s’assurer de l’identité et du profil de chaque investisseur (process KYC).

Une fiscalité améliorée

La réforme fiscale d’Emmanuel Macron a permis d’améliorer la fiscalité sur les investissements en valeur mobilière. La « flat-tax » à 30% limite désormais la fiscalité ; qui pouvaient être rapidement confiscatoire pour les plus hauts revenus avec le barème de l’IRPP. Le crowdfunding est également hors du cadre de l’IFI, ce qui rend le financement en crowdfunding d’autant plus intéressant.
Il existe par ailleurs des dispositifs de réduction d’impôt pour les projets éligibles en « equity » (financement au capital de PME) ; ou sur certaines thématiques spécifiques (investissements ENR financés par une base d’investisseurs locaux).
Il est théoriquement possible de placer ses investissements en crowdfunding dans un PEA ; mais les modalités ne sont pas viables pour tous les cas.

Une diversité de l’offre et un recul de plusieurs années

Il existe désormais plusieurs dizaines de plateformes de crowfunding ; pour la plupart active depuis plusieurs années ; dont certaines ont créé l’association Financement Participatif France. Il est désormais possible aux investisseurs de diversifier leurs placements facilement ; entre plusieurs plateformes de crowdfunding et plusieurs projets.
Certes, chaque projet reste unique et « les performances passées ne présagent pas des performances futures… ». Mais on dispose désormais d’un certain recul sur les volumes financés ; les rendements proposés et les taux de défaut sur chaque plateforme.

La possibilité de sélectionner directement les projets via les plateformes de crowdfunding

Les plateformes de crowdfunding proposent des projets accessibles en ligne avec un processus d’investissement très ergonomique. Chaque entreprise et projet financé, font l’objet d’une présentation et d’une évaluation de leur niveau de risque.
Si la sélection des projets financée se fait par la plateforme ; l’investisseur peut choisir les projets qu’il souhaite financer sur le site. Il peut choisir notamment en fonction ; du rendement, de la durée, de la thématique et de l’évaluation du niveau de risque.
Certaines plateformes – tel que le robot WeBot chez WeShareBonds – offrent d’automatiser la démarche d’investissement en fonction de critères prédéfinis.

Une offre accessible 24/24h et depuis l’étranger

Les plateformes de crowdfunding permettent d’accéder en temps réel et 24/24H à des investissements dans des PME non cotées. Le processus étant géré entièrement online ; il est possible d’investir de manière autonome dès que le compte investisseur a été validé.
L’offre reste accessible partout dans le monde. Les non-résidents et expatriés ; peuvent continuer à bénéficier de leur fiscalité locale propre ; concernant les investissements sur les sites de crowdfunding.

Les différents types de crowdfunding

Le crowdfunding présente plusieurs dimensions en termes de mode de financement, et de type d’actifs financés. Les plateformes de crowdfunding peuvent être spécialisées ; ou offrir un éventail plus large avec plusieurs types de financement (actions, prêt) ou de thématiques. Par ailleurs, certaines plateformes présentent des particularités avec un mode de gestion plus intégré.

Mode de financement

Les financements sont de plusieurs types (on retrouve les mêmes instruments financiers classiques que dans la finance traditionnelle).

Plateforme de don

Les plateformes de don ou de rétribution permettent de soutenir des projets de manière philanthropique. Il s’agit de projet souvent à caractère social ou culturel, qui n’ont pas forcément une dimension entrepreneuriale.
L’engagement est financier, mais la contrepartie peut-être en nature (« goodies », produit, événement…). On retrouve une démarche et une approche de type associatif.

Plateforme de crowd-equity

Les plateformes de crowdequity offrent de souscrire à des actions de sociétés. L’investisseur devient alors actionnaire de la société financée. Les conditions de prêt sont négociés et l’actionnaire est passif. Cela permet de démocratiser l’investissement dans des PME non-cotées jusqu’ici accessible uniquement aux business-angels ou via des fonds de private-equity. Les montants minimum pour devenir investisseurs sont faibles. Ces sites sont particulièrement adaptés pour le financement de start-ups.
Dans ce cadre, le risque est par nature élevé, avec un rendement incertain (mais un potentiel de gain possiblement significatif). La liquidité n’est, a priori pas assurée contractuellement.

Plateforme de prêt

Les plateformes de prêt (ou de crowdlending) constituent désormais de loin le segment principal de l’offre de crowdfunding. Il s’agit d’une offre complémentaire à l’offre classique de prêt bancaire. Également d’une alternative au fonds propres. Le financement direct sur les marchés est par ailleurs accessible qu’aux PME déjà importantes.

Le crowdlending une offre qui intéresse particuliers et investisseurs institutionnels

Les sociétés empruntent via différents instruments financiers (prêts, obligations, obligations convertibles, minibons). Chaque emprunt fait l’objet d’un contrat qui fixe le montant ; le rendement, le taux d’intérêt, l’échéance et les modalités (amortissable ou in fine).


Chaque projet à un niveau de risque qui est lié au rendement proposé. L’échéancier de la dette permet d’assurer une liquidité contractuelle.
Le crowdfunding en prêts permet d’investir sans frais et de diversifier entre de nombreux projets. Il permet de gérer au mieux le couple risque/rendement. À ce titre le crowdlending est susceptible d’intéresser tant les particuliers ; que les investisseurs professionnels désireux de constituer un portefeuille d’actifs avec un rendement.
La baisse des taux et la rémunération devenue négative des actifs sans risque ; contribuent à l’attractivité du crowdfunding pour les investisseurs.

Des thématique diverses

Il existe trois principaux types de projets en recherche de financement : les PME qui veulent financer leur croissance ; les acteurs de l’immobilier qui veulent compléter leurs fonds propres, les projets ENR. Le relèvement du seuil de financement des projets à 8Me, a apporté de la profondeur à l’offre. Les entreprises financées doivent a priori être situées dans l’Union Européenne.

Financement « Corporate »

Les PME qui souscrivent un financement « corporate » via des prêts ; ou de l’equity peuvent financer tout type d’opérations : export, BFR ; développement commercial, R&D… Tous les types de secteurs sont a priori éligibles.

Crowdfunding immobilier

Le crowdfunding immobilier constitue le segment le plus dynamique ; avec plus de 1,4 milliards d’euros financés en France ; en quelques années et des montants en forte croissance. Le crowdfunding immobilier permet aux acteurs de l’immobilier (promoteurs, marchand de biens, foncières) d’emprunter pour développer leurs opérations. De plus, il est un moyen de compléter leurs financements bancaires, mais surtout d’optimiser l’utilisation de leurs fonds propres.

ENR

Le financement des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque…) ; les investissements à impact sont une thématique qui est plébiscitée par un nombre croissant d’investisseurs. Le financement de cette thématique via le crowdfunding bénéficie d’incitations fiscales ; notamment dans le cadre de financements par une base d’investisseurs locaux.

Le mode de développement des plateformes de crowfunding

Les plateformes de crowdfunding ont toutes émergé et été créées ces dernières années. Certaines sont indépendantes, d’autres sont devenus filiales de gestionnaires d’actif ou d’établissements financiers. De plus, certains sites ont élargi leur offre avec la distribution de produits financiers classiques de tiers (SCPI par exemple).

Acteur intégré

Si les plateformes sont juridiquement et opérationnellement indépendante ; certaines plateformes ont été acquises totalement ou partiellement par des gestionnaires d’actifs ; (WeshareBonds a fait entrer la Banque Postale à hauteur de 10% dans son capital). Dans le domaine du crowdfunding immobilier des promoteurs ou des foncières ; sont même entré de manière majoritaire au capital de sites de crowdfunding ; dans une volonté de s’impliquer dans le financement de la filière.

Société de gestion

Le crowdfunding implique au sens traditionnel une foule de particuliers ; mais il est également accessible à des clients institutionnels et des CGP.
Certaines plateformes sont adossées à des sociétés de gestion qui sont susceptibles d’investir dans les projets de la plateforme ; via des fonds dédiés. Cela permet de garantir le succès des levées de fonds présentées sur la plateforme de crowdfunding.
Les plateformes dotées d’une société de gestion proposent parfois la distribution de produits tiers ; voire sont parfois impliqué dans l’élaboration des produits (promotion, marchands de biens). Dans ce cas, il faut être transparent sur la démarche ; et le cadre des règles de sélection des projets (comité indépendant) doivent être clairement présentées.

Implication des équipes

Dans un souci d’alignement d’intérêts avec les souscripteurs ; le management ou les actionnaires de plateformes, s’engagent parfois à souscrire une quote-part de chaque projet.

Comment choisir sa plateforme de crowdfunding ?

Que l’on soit une entreprise à la recherche d’un financement ou un investisseur à la recherche d’un placement financier ; il est important de vérifier la crédibilité de la plateforme avec laquelle on compte collaborer.

Les « credentials » de la plateforme

Les « credentials » (les références) du site de crowdfunding permettent de s’assurer de son sérieux. Que ce soit au niveau réglementaire, commercial mais également en termes de rendement financier et de maîtrise du risque.

Vérifier l’agréement

Il est assez facile d’identifier les plateformes leader sur internet. Il sera également facile et indiqué de vérifier l’agrément de la plateforme dans ses mentions légales ; ou sur le site de l’Orias ou dans les Conditions Générales du site.

Vérifier la réputation

Il est possible de trouver des sites et des forums qui permettent de vérifier la satisfaction des utilisateurs ; par exemple (Trustpilot, les sites avec des forums…).

Quelques critères de réputation et d’expérience client
  • Le nombre de projets et les montants financés,
  • l’ancienneté, la taille de la communauté de membre,
  • la présence sur les réseaux sociaux et l’existence de témoignage,
  • d’entreprise et d’investisseur,
  • les classements,
  • les sites de rating client,
  • L’ergonomie, la présentation générale,
  • l’existence d’un SAV utilisateurs.

Vérifier les taux de défaut et l’activité

Pour les investisseurs les plateformes doivent avant tout assurer un rendement financier net satisfaisant avec un taux de défaut maitrisé.

Vérifier les taux de défaut

L’AMF impose aux plateformes de communiquer publiquement des statistiques ; sur les projets financés (volume, date, rendement, taux de défaut, retard…). Des sites spécialisé comme argent et salaire, proposent régulièrement des classements des plateformes de crowdfunding et d’autres proposent des articles sur le financement participatif par prêt comme crowdlending.fr par exemple.

Le site Hellowcrowfunding permet de suivre de manière très ergonomique ; les statistiques du marché du crowdfunding immobilier ; (qui constitue la majorité de l’offre). Il propose ainsi de retrouver quasiment tous les projets déjà financés ; répertoriés sur une base déclarative, par plateforme et par contrepartie.

Cela est relativement facile sur les projets de prêt qui ont un échéancier. Moins transparent sur les opérations d’equity qui peuvent durer plusieurs années avant un premier retour.

La qualité du process

Certaines informations des plateformes ne sont accessibles qu’aux membre inscrits. Cette démarche est cependant gratuite et il est assez facile de se faire une idée de l’expérience client.

Vérifier l’ancienneté et l’expérience

Il est aisé de se renseigner sur le cursus de l’équipe ; les membres du Comité de Sélection et les processus suivis pour la sélection des projets.

La qualité de l’information disponible

L’information correspondant à chaque projet est relativement normée dans le cadre de l’agrément ; mais cependant, les documents de présentation et les informations disponibles sur chaque projet ; peuvent être plus ou moins exhaustive.
Les meilleures plateformes proposent également un contenu pédagogique accessible assez conséquent ; permettant de mieux comprendre les concepts financiers et la thèse d’investissement proposée.

Où investir en crowdfunding ?

La réponse a cette question dépend en partie de chaque investisseur. Elle doit intégrer les objectifs et la stratégie d’investissement de chacun et prendre en compte ses contraintes ; (horizon de liquidité, montant disponible, couple risque/rendement acceptable) et éventuellement les préférences personnelles (thématique, nature du projet…).

Suivre une stratégie d’investissement cohérente

Le crowdfunding est un investissement qui mérite d’être intégré dans la stratégie patrimoniale de chaque investisseur. Il offre un couple risque/rendement attractif, et une opportunité de diversification sans frais.

Quel Risque de perte en capital est-on prêt à accepter ?

Que ce soit un investissement en prêt ou actions, celui-ci présente un risque de perte en capital. Les actions sont cependant structurellement plus risquées. Les prêts présentent par nature un niveau de risque moins élevé. Cependant, si l’approche est cohérente ; le risque doit augmenter avec le rendement, la maturité et le fait que la dette est in fine (vs. amortissable).

Adéquation au profil investisseur

Lors de son inscription le futur investisseur doit répondre à un questionnaire. Celui-ci permettra notamment de déterminer son niveau de patrimoine ; son degré d’expertise et le fait qu’il est ou non un investisseur professionnel au sens de l’AMF. Les investisseurs dits « non professionnels » ; ne sont pas censés investir un montant supérieur à 10% de leur patrimoine sur un projet ; par prudence cette limite devrait-être conseillé à tout le monde.

De manière générale, il est conseillé de diversifier au maximum ses placements ; entre plusieurs projets pour optimiser le niveau de risque et mieux maîtriser le taux de défaut. Il est préférable d’investir sur des thématiques et des activités que l’on comprend.

Liquidité risque et rendement

Le rendement recherché doit être cohérent avec le niveau de risque que l’on est prêt à accepter. Par ailleurs le couple risque/rendement doit être cohérent (les projets les plus risqués doivent présenter le meilleur rendement).
Le deuxième point important est la liquidité. En effet, pour les actions la liquidité reste très hypothétique ; et pour les prêts, elle suivra les conditions contractuelles prévues et l’échéancier.

Si l’on a besoin de récupérer son investissement à court terme ; il ne sera pas possible de souscrire par exemple à une obligation in fine à 5 ans.

Planifier son approche d’investissement

Le crowdfunding est particulièrement adapté dans le cadre d’une stratégie d’investissement à moyen terme. Il offre une opportunité alternative de placement financier au service du financement du développement des entreprises. Il permet de donner du sens à son épargne, de générer des revenus récurrents.


L’investissement en prêt via le crowdfunding permet de diversifier facilement ses investissements ; et de percevoir des flux et des revenus financiers réguliers (amortissement, intérêts). Cela permet de faciliter la diversification des investissements ; et de pouvoir réallouer régulièrement des sommes sur de nouvelles opportunités ; en fonction des cycles de marché et de la conjoncture économique.

Diversifier ente projets et plateformes de crowdfunding

Afin de maximiser la diversification il est possible et conseillé de diversifier entre plusieurs projets, plateformes et contreparties. L’ergonomie du crowdfunding, du process d’investissement et l’absence de frais pour l’investisseur faciliteront grandement cette démarche.

Choisir des thématiques variés

L’investisseur reste maitre de ses allocations. Il peut choisir chaque projet et contrepartie de manière autonome. Il est possible d’intégrer des préférences extra-financière ; (démarche ENR, nature du projet) et de choisir les thématiques pour lesquelles on a une appétence particulière (immobilier, technologie…).

Certaines plateformes (c’est le cas de WeShareBonds avec Webot) offrent l’option d’automatiser la démarche d’investissement ; via un « robot investisseur » en fonction de critères préétablis par l’utilisateur et modifiables à tout moment.

Constituer un revenu récurrent ?

Via le crowdlending (financement via des prêts) ; il est possible de mettre en place un profil d’investissement ; générant des revenus récurrents à travers les intérêts perçus.

Le crowdfunding immobilier offre des rendements bruts supérieurs à 9%/an en moyenne avec un risque maîtrisé. Les gains du crowdfunding pour les résidents fiscaux français sont désormais imposés au PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 30%.

Focus crowfdunding immo

Le crowdfunding immobilier constitue le segment principal et le plus dynamique du financement participatif.

Différentes offres de crowdfunding immobilier

Les sites de crowdfunding immobilier ne proposent généralement pas d’investir directement dans des actifs immobiliers ; (il existe cependant une offre relativement confidentielle de crowdfunding immobilier locatif à long terme). L’accès direct à des actifs immobiliers peut être plutôt appréhendé via la pierre-papier et les SCPI notamment.
Le crowdfunding immobilier consiste principalement à financer à court/moyen termes ; des acteurs professionnels de l’immobilier en complétant les financements en fonds propres ; et en dette bancaire qu’ils ont déjà pu mobiliser.

Le crowdfunding immobilier constitue un moyen pour ces acteurs d’accélérer leur cycle d’activité, d’optimiser l’utilisation de leur fonds propres.

La problématique financement acteur immobilier

Le crowdfunding immobilier permet de fournir aux acteurs de l’immobilier (promoteurs, marchands de biens, foncières) ; des ressources financières complémentaires dans le cadre du développement de leurs opérations. Il s’agit principalement de prêts (notamment in fine) ; dont la maturité est calée sur la date de dé-bouclage prévisionnel (livraison) des projets.

Trois types acteurs financés :

Les promoteurs immobiliers

Ils apportent des fonds propres au projet et passent par une phase de pré-commercialisation auprès des futurs propriétaires. Les paiements des acheteurs en VEFA sont prévus contractuellement jusqu’à la livraison. Un prêt bancaire complète le financement de l’opération. Le recourt au crowdfunding immobilier permet de dégager plus rapidement des ressources financières ; avant la livraison du programme qui pourront être consacrées par le promoteur constructeur à de nouveau projets.

Les marchands de biens :

Egalement appelés « promoteurs rénovateurs », achètent des biens déjà existants pour les revendre rapidement avec profit (avec ou sans rénovation). Parfois le marchand de bien « porte » entièrement l’actif jusqu’à sa cession ; parfois il utilise le cadre juridique de la VIR (Vente d’Immeuble à Rénover) qui se rapproche du VEFA et permet de faire financer une partie de l’acquisition avant travaux par le client final.

Les foncières :

Elles gèrent un portefeuille d’actifs diversifié et présentent a priori un profil de risque moins élevé. Afin d’optimiser les flux emploi/ressources entre fonds propres et dettes bancaires ; de bénéficier d’un timing rapide pour boucler des acquisitions ; elles peuvent solliciter des prêts à moyen-terme via le crowdfunding. Une analyse du portefeuille, du niveau d’endettement (LTV) sera notamment menée par le site de crowdfunding avant d’accorder le financement.

Différentes problématiques couvertes par le crowdfunding immobilier

Les prêts en crowdfunding immobilier peuvent être accordés au niveau d’une holding ou d’une entreprise ; ou au niveau d’une structure adhoc spécifique à un programme immobilier (SSCV par exemple). Des surêtés (caution, garantie à première demande, hypothèque, nantissement) peuvent être mis en place dans le cadre du prêt.

Plusieurs types de problématiques peuvent être couvertes pour financer le développement des activités de l’emprunteur pour compléter ses ressources financières.

Les principaux besoins couverts par le crowdfunding immobilier sont :

  • Le pré-financement de fonds propres
  • Le refinancement de fonds propres
  • Le pré-financement de marge.

Publication originale le 5 mars 2021, mise à jour le 9 mars 2021

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