Coronavirus. Pâques, l’impact sur le secteur du chocolat

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Mis à jour il y a 3 mois

La période des fêtes de Pâques représente une part très importante du chiffre d’affaires des chocolateries, jusqu’à 40% de leur chiffre annuel. En cette période de confinement de nombreuses chocolateries ont tiré le rideau ou ont fortement réduit leur production afin de ne pas se retrouver avec des stocks d’invendus importants. Dans le contexte du confinement, les chocolatiers se sont donc adaptés, en passant le plus possible par la vente en ligne et la livraison.

Le chocolat, un secteur solide

Les Français sont des grands consommateurs de chocolat. En moyenne nous consommons environ 7 Kg de chocolat par an par rapport à une moyenne européenne de 5 Kg. À noter toutefois que l’Allemagne et la Suisse sont les plus grands consommateurs, avec respectivement 11 et 9,7 Kg par consommateur et par an.

Le marché du chocolat français se distingue notamment par la volonté des consommateurs et des entreprises du secteur à produire davantage des produits haut de gamme et raffinés. Les chocolatiers profitent donc largement de cette tendance depuis plusieurs années. Cependant l’année 2019 a fortement été impactée par les manifestations des gilets jaunes, qui ont entrainé une perte d’exploitation pour les chocolatiers localisés dans les centres-villes.

Impact du coronavirus pour les chocolatiers

Il est encore impossible de mesurer les conséquences économiques pour les chocolatiers et le secteur. La période de Pâques est la deuxième fête la plus importante de l’année après les fêtes de Noël. Certains acteurs parlent d’une perte de chiffre d’affaires entre 70 et 80% pour les mois de mars et avril.

En France, les ventes de chocolat se font à 58% en hypermarché (2019), et il est vraisemblable que cette part va fortement augmenter cette année au détriment de la part de marché des artisans chocolatiers. Ceux-ci s’attendent ainsi à vivre la pire crise de leur histoire. “Il n’y aura pas de report d’achat, vous n’allez pas acheter les chocolats de Pâques en juillet” selon Thierry Lalet, patron des chocolateries Saunion à Bordeaux. Il souligne également la question de la saisonnalité de son industrie : “L’’été on ne vend pas beaucoup, mais on achète énormément de matière première pour préparer Noël, donc on a besoin de trésorerie. » Cette trésorerie est normalement générée par les ventes de Pâques… pour survivre et pouvoir préparer les fêtes de fin d’année, le secteur du chocolat va donc avoir besoin d’injections de trésorerie. La mise en place du PGE, le prêt garanti par l’État est une réponse possible pour ce secteur très fortement touché.

Coronavirus. Pâques, explosion des ventes en ligne et de la livraison

Le confinement dû à l’épidémie de coronavirus et l’absence de débouché de détail fait fondre le chiffre d’affaires des chocolatiers. Une des solutions pour résister est donc de proposer des livraisons. Une plateforme à notamment été lancée en Belgique “Pas sans mon chocolat”. Grâce à celle-ci, les artisans peuvent rester en contact avec leurs clients malgré la distanciation sociale. Il suffit pour le client et l’artisan de créer un compte et un profil ; l’artisan précise les services qu’il propose, que ce soit des commandes en ligne ou des livraisons à domicile. Cette initiative a certainement permis de sauver une part des ventes des chocolatiers.

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Mais le chocolat reste un achat d’opportunité ou d’impulsion. Et bien que les ventes en ligne limitent l’impact du Coronavirus, ce secteur, comme d’autres, va sans soute connaitre beaucoup de difficultés à se relever de cette crise.

Publication originale le 14 avril 2020, mise à jour le 15 avril 2020

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