Dans quoi investir en 2019 ? – Blog WeShareBonds


Livrons-nous à notre exercice annuel consistant à se poser la question des perspectives d’investissement pour l’année à venir. Le problème contenu dans la question trouve lui-même ses limites tant une stratégie d’investissement doit se construire sur plusieurs années. Cependant, une bonne approche de l’investissement ne peut pas s’affranchir de la notion de cycle et du couple risque/rendement. L’année 2018, qui vient de s’écouler, a apporté son lot de surprises, et la situation semble bien différente de ce que nous connaissions un an plus tôt. Et la question demeure : dans quoi investir en 2019 ?

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Un horizon assombri pour les valorisations ?

Depuis notre précédent point, (voir notre article dans quoi investir en 2018) la situation générale et internationale a bien évolué :

  • L’élection de Trump aux États-Unis, a couronnée l’issue d’un fort cycle de croissance avec un niveau de chômage retombé aux plus bas historiques. Situation dont le dollar a fini par profiter. Cela s’est cependant fait au prix de baisses d’impôts massives et d’une envolée des déficits, avec en prime une relance des tensions commerciales internationales (hausse des droits de douane sur la Chine). La courbe des taux s’est d’ailleurs désormais inversée, signe que les investisseurs anticipent à moyen terme un ralentissement voire une récession;
  • En Europe : le résultat des élections présidentielles en France, confirmé par les législatives, avait semblé lever l’hypothèse de l’arrivée au pouvoir de partis extrêmes, avec par ailleurs une nouvelle coalition pour Angela Merkel en Allemagne. Pourtant, le mouvement des gilets jaunes et le retrait de la chancelière affaiblie, ont peut-être rebattu les cartes;
  • Que dire de l’Italie qui a porté au pouvoir une coalition d’extrêmes, lancée dans un bras de fer inédit avec l’Europe. Alors que la BCE va mettre fin à sa politique conciliante de rachats d’actifs ce sont prés de 250 milliards d’euros (idem pour la France) que la péninsule va devoir chercher sur les marchés…;
  • Enfin alors que la phase de négociation sur le Brexit s’achève avec une Teresa May fortement critiquée par son camp, la probabilité d’aboutir à un « no deal » n’est plus à exclure.

Malgré une politique réformatrice ayant vocation à soutenir les entreprises et la prise de risque, la pression fiscale a continué à s’accroître (France championne du monde pression fiscale). Alors que la croissance faiblit et que l’instabilité sociale augmente, les réformes engagées feront-elles une fois de plus long feu ? Pour rappel, de nombreuses mesures fiscales ont été mises en place par Emmanuel Macron, pourront-elles toutes être maintenues ?

  • Arrêt de l’alignement de la fiscalité du capital (qui était devenue dans certains cas confiscatoire) et du travail et création du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) ou flat tax de 30% maximum;
  • Suppression de l’ISF dont l’assiette est désormais recentrée sur les actifs immobiliers via l’IFI;
  • Hausse de la CSG-CRDS relevée à 17,2%;
  • Fin des dispositifs de niche de défiscalisation et unification des différents régimes (dividende, intérêt, plus-value, assurance-vie) afin de limiter les distorsions fiscales;
  • Par ailleurs plusieurs mesures concernant les PME et les ménages restent prévues : exonération de taxe d’habitation, remplacement du crédit d’impôt CICE par une baisse de charge, baisse progressive du taux d’IS, prélèvement d’impôts à la source.

La hausse de taux a bien eu lieu, retour de la volatilité

La hausse de taux aux Etats-Unis a bien eu lieu. En Europe la fin de la politique accommodante se prépare, mais le calendrier d’une hausse des taux reste incertain.

Nous nous étions interrogés sur l’impact d’une hausse des taux sur différents types d’actifs pour répondre à notre fameuse question : dans quoi investir dans 2019 ?

  • l’assurance-vie : malgré un taux de rendement encore en baisse 1,6% (ce qui donne un rendement net négatif compte tenu de l’inflation) les français ont continué à plébisciter ce produit (qui offre également un avantage fiscal en cas de transmission). Conscients du risque systémique en cas de réorientation massive de l’épargne vers d’autre placement les assureurs ont choisi de conforter leurs réserves plutôt que les rendements (encouragés par le régulateur et par la loi Sapin II). Signe intéressant le dynamisme des contrats en unité de compte au détriment des « fonds euros » dans les nouvelles souscriptions ;
  • L’immobilier : pour l’instant la hausse des taux sur les crédits immobiliers n’a pas eu lieu : même si la baisse semble arrivée à un plancher. On assiste à un marché à deux vitesses entre Paris et province. Les taux de rendement locatif commencent par ailleurs à rebuter les investisseurs. Signes précurseurs par ailleurs la forte augmentation du « taux d’annulation » de programmes immobiliers observée sur le marché (voir notre article Crowdlending : promotion immobilière vs. foncières, pourquoi des rendements différents ?) ;
  • les marchés actions : sur le marché boursier le coup d’arrêt a bien eu lieu avec le mouvement de hausse de taux. Les indices américains sont tout juste à l’équilibre alors que le CAC40 a connu un deuxième semestre particulièrement difficile, portant la baisse à date depuis le 1er janvier à près de 10%. Cette vision moyenne ne doit cependant pas cacher la forte volatilité et les différences de performances : ainsi si l’on reprend le SBF120 : derrière une performance moyenne négative de-10,4% on observe également que 77% des valeurs ont baissé dans l’année, dont par ailleurs un tiers de plus de 30% et une sur deux de plus de 20% illustrant le niveau de risque élevé de ces marchés nécessitant une approche long terme…;
  • L’émergence de nouvelles classes d’actifs comme les « crypto-currencies » et le bitcoin pouvait laisser sceptique (x100 dans l’année pour le Bitcoin au plus haut de 2018), la bulle semble avoir depuis bien dégonflé.

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Dans quoi investir en 2019 ? Le crowdlending, placement obligataire complémentaire

Dans ce contexte de « crash » latent sur la plupart des valorisations d’actifs (y compris sur les actifs obligataires cotés dont la valorisation a été mise à mal par la remontée des taux), le crowdlending (la forme dette du crowdfunding) offre plusieurs avantages et mérite à ce titre d’être inclus dans la panoplie des différents placements des investisseurs :

  • sans présenter d’avantage fiscal spécifique (sauf à utiliser le PEA-PME), il propose un placement exempt de frais de gestion et de transaction pour l’investisseur ;
  • alors que la plupart des épargnants déclarent viser un rémunération supérieure à 5%/an (voir notre article : Epargne des Français : entre lucidité et peur de l’avenir ?), le crowdlending permet d’investir dans l’économie réelle et de financer la croissance de PME pour des rémunérations brutes de 2% à 10%/an ;
  • son mode de fonctionnement permet une diversification optimale avec la possibilité de répartir les sommes sans limites de montant sur plusieurs PME ;
  • proposant principalement des prêts amortissables, le crowdlending est un outil très adapté pour gérer les cycles : les flux contractuels permettent de replacer régulièrement en tenant compte des nouvelles conditions de marchés, quitte à arbitrer au cas par cas sur d’autres type d’actifs en fonction des niveaux de valorisation.

La principale inconnue dans un contexte de ralentissement économique sera la maîtrise du taux de défaut. Sur ce point l’analyse des statistiques de notation banque de France qui sont l’un des piliers de l’analyse du risque chez WeShareBonds ont montré historiquement une forte stabilité à moyen-terme sous tout type de conjoncture.

Via des placements obligataires à moyen terme avec une optique amortissable, le crowdlending permet une rémunération de son épargne avec des flux de remboursement réguliers qui permettent de profiter à intervalle des nouvelles conditions de marché en replaçant cet argent.

La fin des politiques trop accommodantes des banques devrait par ailleurs d’autant plus renforcer le crowdlending comme une source de financement alternative et complémentaire pour les dirigeants de PME. Le crédit professionnel sur une plateforme de financement participatif comme WeShareBonds, partenaire de La Banque Postale (qui a enregistré en 2018 la plus forte croissance du marché) y gagnera en légitimité.

 


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