Dans quoi investir en 2020 ?

Mis à jour il y a 11 mois

 

Pour les investisseurs en action, l’année 2019 devrait être plutôt bonne, de même que pour la plupart des détenteurs d’actifs. Alors que la fin de l’année 2018 pouvait laisser entrevoir un changement de cycle, la FED a rebattu les cartes. Le « timing » parfait pour investir n’existe pas et est illusoire, mais l’environnement actuel soulève toujours des questions. Le crowdlending offre de nombreux atout dans le contexte actuel.

 

L’action de la FED

Prêt de 10 ans après la crise des subprimes, les marché boursiers se portent mieux. Ils semblent avoir retrouvé sinon dépassé les niveaux qu’ils avaient pu atteindre alors.

La fin de la hausse des taux ?

Pour soutenir la croissance, la BCE n’a pas hésité à miser sur des politiques monétaires très accommodantes. Aux Etats-Unis où le niveau des taux était déjà au plancher, on a assisté longtemps à un statu quo. Et ce avant une hausse progressive des taux. Cela été justifié par un cycle de croissance économique d’une durée inégalée outre-atlantique. Le record de durée de 10 ans ayant été battu en juillet 2019 avec un cycle en cours ininterrompu de 121 mois. Depuis la deuxième guerre mondiale, les cycles étaient plutôt de 59 mois en moyenne.

Pourtant, toutes les bonnes choses ayant sans doute une fin, les marchés financiers mondiaux avaient semblé entamer un mouvement de correction après des performances mémorables fin 2018. C’était sans compter sur l’action de la Fed. En effet depuis début 2019, elle a baissé ce taux directeur par trois fois en 2019 (et pour la première fois depuis la crise).

Infographie, dans quoi investir en 2020 ?

La FED en soutient les marchés

Donnant le « la » pour les marchés mondiaux, l’effet ne s’est pas fait attendre. Un retour des marchés vers des sommets historiques depuis le 1er janvier : +20% pour le Dow-Jones, quasiment +25% pour le CAC40… La raison n’est sans doute pas à chercher du côté des fondamentaux des sociétés cotées. Ni de la croissance si l’on en croit les dernière prévisions de l’OCDE : «le taux de croissance du PIB mondial a diminué pour s’établir à 2,9 % cette année, soit son taux le plus bas depuis la crise financière, et il ne devrait pas dépasser les 3 % au cours des deux années à venir ».

Certes, la situation reste positive, mais rare sont les banques centrales – à l’instar de la Suède – à vouloir s’inscrire dans un mouvement de hausse des taux (l’idée étant cependant de revenir tout juste à 0%)…

 

La difficile recherche de rendement

L’investisseur semble devenu légèrement schizophrène, entre recherche de rendement et prime à la liquidité. On peut se demander, où investir en 2020 ?

En bourse : prime à la liquidité

Le « CAC Small Cap » a deux fois moins bien performé que le CAC40 cette année. Pourtant, les indices de petites valeurs, sont souvent plus performants, car moins impactés par la macro-économie. De plus il sont moins exposés à la concurrence, et souvent encore détenues par leur management ce qui en fait des cibles potentielles. La réponse se trouve sans doute dans un certain sentiment d’incertitude et une prime à une plus grande liquidité des valeurs du CAC40.

Selon une étude récente d’Harris Interactive « Les Français et l’investissement – Perceptions et expériences de l’investissement chez les Français », nos compatriotes sont  80% à avoir une bonne opinion du placement immobilier, et 67% en ce qui concerne l’assurance-vie. On ne saurait vraiment leur donner tort, au vu de l’historique récent. Cependant selon la formule consacrée, « les performances passées ne présagent pas des performances futures ».

Immobilier : quel rendement ?

Dans le domaine immobilier, du moins dans les grandes métropoles et les zones attractives, les prix atteignent des records. Les prix portés par la demande de logement et les taux d’intérêt historiquement bas. En écartant le cas particulier de l’acquisition pour se loger, cet actif en tant que placement peut désormais poser question. Certes des rentabilités locatives loyer/valeur pouvant atteindre 5% sur les petites surfaces. Mais en incluant les frais de transactions et droits, les taxes et impôts, l’entretien, voire l’IFI dans certains cas, la rentabilité devient beaucoup moins attractive. Mieux vaut miser sur une hypothétique plus-value et l’effet de levier favorable. Celui-ci peut cependant rapidement se transformer en effet massue.

Assurance-vie : vers la fin des « fonds euros » ?

En ce qui concerne l’assurance-vie, et les fameux contrats « euros », ceux-ci ont longtemps combiné tous les avantages : placement réputé sans risque, rendement net attractifs, fiscalité réduite, liquidité maximale (à l’exception d’une contrainte fiscale). Ces temps semblent révolus : les taux de rendement de l’assurance-vie devraient cette année tangenter les 1%. Les principaux assureurs français vont par ailleurs introduire plus de contraintes pour les souscripteurs, en termes de liquidité et de d’obligation de détention de supports en « UC » plus risqués. À l’heure des taux d’intérêt négatifs sur les dépôts des banques et des obligations d’état, tout le secteur de l’assurance-vie fait désormais face à un risque systémique.

 

Le crowdlending : rendement + liquidité.

On ne peut que partager le constat des assureurs-vie : on ne peut actuellement pas combiner rendement et liquidité sans un minimum de risque.

Les atouts du crowdlending

À ce titre le crowdlending présente de nombreux atouts dans le contexte actuel :

  • Rendements bruts de 4% à 10%/an ce qui est désormais rare sur les actifs,
  • Absence de frais pour les investisseurs
  • Prêt à des PME non-cotés et profitables pour des projets de développement
  • Diversification très facile et accessible (montant minimum d’investissement sur chaque projet à partir de 50 euros)
  • Éligibilité au PEA-PME (et dans certains cas, possibilité de levier pour l’investisseur chez certaines banques privées)

La liquidité n’est pas absolue mais programmée de par l’échéance naturelle des prêts. Mais aussi par les prêt amortissables permettant des flux réguliers, des maturités plus ou moins courtes.

La question de la (sur)valorisation des actifs ne se pose pas. Le débat est déplacé sur le couple risque/rendement, c’est-à-dire quel taux d’intérêt pour quelle probabilité (taux) de défaut ? Pour l’heure, l’équilibre reste favorable sur les plateformes les plus sérieuses. Dans tous les cas, la « diversification » doit rester le mot-clé de l’investisseur.

Publication originale le 10 décembre 2019, mise à jour le 8 janvier 2020

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