Le factoring: les types de financement bancaire pour les PME


1. Le financement de créances : le factoring

Les types de financements bancaires pour les PME s’inscrivent dans des thématiques distinctes. Ce premier dossier détaillera le financement de créances, soit un financement court terme (moins de 12 mois). Prioritairement, les banques essaient de financer les créances des PME en exigeant une bonne qualité de crédit des contre-parties. Elles proposent essentiellement des solutions de factoring pour les PME.

A. Le Factoring

Pendant longtemps, les banques ont mis en avant un autre mode de financement, le « Dailly« , qui est désormais en perte de vitesse. Aujourd’hui, les banques préfèrent mettre en avant le factoring qui est mis en place via des filiales des groupes bancaires ou des spécialistes comme GE.

Le factoring est une solution de financement proposée aux entreprises leur permettant de céder leurs créances clients au ‘factor’ (en général une filiale d’un groupe bancaire).

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Ce factor s’acquitte du paiement des créances qui vont ainsi permettre à l’entreprise de récupérer des liquidités. Une partie du paiement est conservée par le factor, ce qu’on appelle la retenue. La vocation de cette retenue est de prémunir le factor contre le risque d’impayés des clients de la PME. Lorsque les clients de la PME s’acquittent du paiement des factures, le factor prélève en général ses frais et restitue le dépôt. Ce mode de financement a vocation a être permanent car il finance le besoin en fonds de roulement de l’entreprise. Par conséquent, le montant du dépôt évolue en permanence ainsi que le montant des créances cédées.

Ce factoring peut être confidentiel ou non. En effet, le client de la PME n’est pas nécessairement au courant de la mise en place de ce financement. Lorsque le factoring est non-confidentiel, les clients interprètent que la PME est fragile et que la banque cherche à se protéger.

Le factoring requiert évidemment que les clients des PME aient une bonne note de crédit. Par ailleurs le factor exige que les créances cédées par la PME assurent une véritable diversification de clients de la PME. Ceci afin d’éviter le ‘risque de concentration’ soit l’exposition trop forte à un risque crédit spécifique.

En général, les factors retiennent 10% des sommes mobilisées pour se garantir contre un risque de défaillance. Par exemple, une facture de 1000 € sera cédée pour 900 €. Le solde est alors retenu par le factor et est restitué lors du paiement par le client de la PME de la facture de 1000 € (en faisant abstraction des frais prélevés par le factor). Ce montant de retenu, évolue en permanence dans le temps, car il dépend du montant des factures cédées et non encore acquittées par les clients de PME. Ceci rend la comptabilité et le suivi de ce montant parfois assez complexe pour les PME. Enfin, les frais minimaux de traitement, associés à ce produit, le rend souvent inaccessible aux PME ayant des facturations de petits montants.

Il est à noter que certains établissements, comme la Banque Postale, proposent des services de factoring lorsque les clients des PME sont des entreprises publiques. Il est malheureusement classique que les hôpitaux ou les régions paient très tardivement, provoquant régulièrement des dépôts de bilan de PME.

Le principe de ces financements est de prendre un risque de crédit sur le client et non sur la PME. Ce type de financement « adossé » ne requiert pas de fonds propres pour les banques, les rendant ainsi extrêmement attractifs pour ces dernières.

B. Le reverse factoring

Un nouvel outil est récemment apparu: le « reverse factoring« . Le client ‘grand compte’ met alors en place un système où ses fournisseurs sont payés « en avance » en échange d’une remise. Cet escompte permet au grand compte de réduire ses coûts et, à la banque, d’avancer des sommes sur un risque crédit faible. Il permet aussi aux PME d’éviter les frais souvent élevés, du factoring de leur propre banque, ou d’avoir une solution de paiement plus rapide.


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