[Financement des PME] Crowdlending, l’atout de la complémentarité et de la rapidité


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Pouvoir obtenir un financement des PME adapté en temps utile, est une question clé, voire vitale pour l’entrepreneur. Au-delà des retours commerciaux du « terrain » mener à bien son développement : nécessite en effet avant de récolter, de pouvoir semer. En sus d’espèces « sonnantes et trébuchantes », la fonction financière joue un rôle clé pour apporter de la visibilité au dirigeant : lui permettre d’arbitrer ses décisions et de saisir les opportunités. Nombres de sources de financement existent (autofinancement, bancaire, equity…) avec leurs avantages et leurs contraintes. Le crowdfunding, apporte une nouvelle opportunité dans ce domaine avec une dimension complémentaire et des atouts en termes de flexibilité.

Le financement des PME, un univers protéiforme

La question de l’accès au financement est indissociable d’une démarche commerciale réussie et d’une approche entrepreneuriale structurée. Cet accès offre un avantage compétitif en termes de stratégie (capacité à investir au moment opportun) et de positionnement commercial. En témoignent les géants l’automobile ou de l’informatique : que ce soit IBM Global Services, General Electric ou Renault, ces-derniers intègrent une offre de financement à leur démarche commerciale auprès de leur clients.

Obtenir à temps le financement adapté, va offrir une certaine visibilité à l’entrepreneur et lui permettre de déclencher à temps les démarches (recrutement, formation, investissement, commande, lancement de production…) pour remporter de nouveaux marchés, plus généralement développer son entreprise.

Ci-dessous une panoplie des financements disponibles (à l’exception des financement spécifiques dit « adossés ») :

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Chaque solution offre ses propres caractéristiques :

  • Avec l’autofinancement, l’investissement en fonds propres est l’une des composantes majeures du financement des PM, mais outre son coût élevé il est très chronophage à mettre en place. Très structurant (impact sur : gouvernance, valorisation dilution), il s’inscrit dans une démarche de ressources à long-terme, à des étapes clé du développement de l’entreprise.
  • Les financements bancaires sont également une ressource privilégiée, assumant plutôt bien leur rôle (en moyenne 74% des PME obtiendraient l’intégralité du financement demandé) avec un coût faible. Ils présentent cependant un déficit structurel pour les financements « non-adossés » à des prises de sûretés (financement du BFR, financement immatériels). ll existe également des phénomènes d’auto-censure de la part des entreprises (ci-dessous)
  • D’autres schémas spécifiques existent tels que la BPI qui mène des actions liées à ses programmes d’interventions (financements, garanties). Outre le temps de mise en place, répondent à des besoins ciblés, nécessitant par ailleurs la plupart du temps un co-financement externe.
  • Enfin, les solutions adossées, types affacturage présentent certaines contraintes ou limites qui en atténuent la portée

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Le financement au cœur de la stratégie, « time matters »

Malgré tout, la question du financement n’arrive pas au premier rang des préoccupations des entreprises Françaises. Cette problématique a eu tendance à s’améliorer, même si l’accès reste inférieur à la moyenne Européenne.

Au rang de préoccupation majeure, nombre de sociétés (28%) déclarent avoir du mal à recruter (malgré le niveau de chômage élevé, il demeure ainsi une inadéquation entre l’offre et la demande de travail sur certains secteurs porteurs) ce qui constitue un frein à la réindustrialisation de la France. De même le succès d’une démarche à l’export dépendra parfois de la capacité à porter des stocks sur plusieurs mois, ou bien à fournir une garantie financière pour accompagner un contrat. L’anticipation et réactivité vont souvent faire la différence. Malgré l’action positive des banques le déficit persiste sur les crédits « non-adossés ».

Dans ce combat de « la poule et de l’œuf », où par ailleurs « time is money » le « crowdlending » offre désormais une solution complémentaire présentant de nombreux avantages :

  • Une solution offrant des montants flexibles (de quelques dizaines de milliers à plusieurs millions d’euros par projet),
  • Un financement particulièrement adapté à une optique court-terme/moyen-terme (1 à 7 ans),
  • Une rapidité d’intervention et de mise en place (1 mois environ),
  • Un coût situé dans le milieu de la fourchette,
  • Des financements « non adossés » offrant une forte flexibilité en terme d’utilisation de fonds, et ne nécessitant pas de mise en place de garanties.

Le crowdlending, la flexibilité au service de la croissance des PME

Pour rappel, au niveau Européen la grande majorité des PME affichent des perspectives de croissance positive. A la clé la nécessité de financement pour les matérialiser.

De plus, les financements recherchés concernent en majorité des investissements immatériels, ne pouvant donc pas faire l’objet de prise de sûreté, particulièrement adaptés aux « crowdlending ».

Illustration de cette problématique, la société Caulaincourt qui a emprunté 180 000€ auprès de WeShareBonds sans prise de sûreté ou garantie. Cette PME avait connu un parcours intéressant proposant des gammes de chaussures et d’accessoires de luxe, produits en France et commercialisés dans trois boutiques à Paris. Pour poursuivre sa stratégie de développement, la société a recherché à ancrer son positionnement international :

  • refonte du site e-commerce,
  • création d’une franchise à Dubai,
  • ouverture d’un espace au Printemps Homme – sans création de fonds de commerce).

Autant d’actions clés difficilement financées par les banques avec également un problématique délais. Le financement obtenu rapidement a permis à la société de saisir ces opportunités et de continuer son développement.


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