Comment renforcer sa trésorerie grâce au crowdlending ?


Trésorerie : Le montant n’est pas le seul critère

Le financement de l’entreprise et le renforcement de sa trésorerie répondent à différents types de besoins, à plus ou moins long terme. Le montant recherché et son adéquation avec la situation financière de l’entreprise ne sont qu’une des données du problème.

Parmi les principales données et paramètres clés à prendre en compte par un dirigeant de PME, le montant n’est qu’un élément. D’autres ont également leur importance :

  • le timing et la durée,
  • la certitude de la disponibilité des fonds,
  • le coût,
  • les contraintes éventuelles liées à des prises de sûretés et à l’utilisation des fonds,
  • la complexité et le degré d’implication nécessité par l’opération

C’est au regard de chacun de ces points que le chef d’entreprise privilégiera telle ou telle solution.

Le crowdlending peut s’avérer un bon compromis

Le crowdlending apparaît comme un instrument bien adapté car il permet d’apporter une réponse à chacun de points mentionnés

  • Alors que les financements bancaires sont majoritairement adossés à des opérations précises (acquisition d’un immeuble, investissement dans des machines), le crowdlending va principalement se fonder sur le plan de l’entreprise. L’enveloppe fournie pourra ainsi renforcer la trésorerie en vue de couvrir de nombreux besoins de nature diverse : embauches, BFR, investissements, acquisitions, actions marketing etc…
  • En termes de déploiement, les délais d’intervention sont assez court, et la plupart du temps (forte base de prêteur, existence d’un fonds de crédit en prise ferme), la disponibilité intégrale des fonds sera garantie. Les montants sollicités peuvent par ailleurs couvrir un large spectre de quelques dizaines de milliers d’euros à plusieurs millions d’euros.
  • La possibilité de faire appel à des financements in fine, apporte une flexibilité complémentaire au service du développement de la PME. Les ressources mobilisées et le rythme de remboursement peuvent être modulées sur différentes durées (de quelques mois jusqu’à 5 ans) afin de s’adapter au rythme du remboursement de l’entreprise.
  • Au niveau du coût, si le taux proposé est généralement supérieur aux taux bancaires, il reste moindre que celui d’un renforcement en fonds propres (voir notre article : Entrepreneurs : le crowdlending est-il trop cher pour se financer ?)
  • Dans tous les cas, du fait de l’absence de prise de sûreté sur les actifs, le crowdlending apparaît comme un outil qui peut facilement s’intégrer de manière optimale sans constituer un obstacle dans le cadre de la formalisation de la documentation liées aux autres sources de financement. La dette liée au crowdlending sera certes inscrite au bilan et prise en compte par l’ensemble des financiers dans le cadre de leur évaluation globale, mais elle ne présentera pas d’obstacle en matière de rang.

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Le crowdlending n’est pas la solution absolue mais un outil très complémentaire

Le crowdlending est donc avant tout un outil flexible et très complémentaire des autres sources de financement (banques, affacturage, fonds propres), particulièrement adapté pour accompagner le développement d’une entreprise en croissance, sans être ni trop chronophage, ni inutilement structurant et intrusif pour le dirigeant de PME.

Chacune des alternatives a effectivement ses contraintes :

  • les banques sont plus à même de financer des actifs matériels et ont leurs contraintes de ratios
  • la levée de fonds propres implique certains montants minimums et constitue une démarche structurante, chronophage et assez chère
  • les financements du type affacturage, sont ciblés sur les problématiques de BFR, outre le coût, la contrainte de présenter un portefeuille de créances « éligibles » (par exemple pas exposé à des clients export)

 


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