L’impact du coronavirus sur la logistique mondiale

impact du coronavirus sur la logistique mondiale

Mis à jour il y a 6 mois

La crise sanitaire du coronavirus a eu un impact fort sur l’économie mondiale et a notamment perturbé la chaîne logistique internationale. Suite au blocage des vols transatlantiques et aux mesures de confinement qui s’étendent en Europe, les sociétés de transports rencontrent certaines difficultés. Un retour à la normale n’est pas attendu avant 2021, voire 2022.

Le transport routier et maritime

Concernant le transport routier, les chaînes logistiques fonctionnent « bien », avec même des pics d’activité. Le confinement et la fermeture des usines et des commerces ont mis la plupart des camions (d’entreprises de logistiques) à l’arrêt et leurs employés au chômage partiel.

Hors transport alimentaire, 86 % des sociétés ont signalé une baisse d’activité depuis le confinement, selon la Fédération nationale du transport routier. 56 % sont à l’arrêt total, 30 % en activité partielle.

Concernant le transport maritime en direction de l’Europe, l’ambassade de France en Chine relève que l’activité des principaux ports chinois est globalement normale, hormis pour les réceptions de conteneurs réfrigérés (étant encore fortement perturbées). Tous les navires entrant ou passant par Shanghai doivent être identifiés, et, selon leur provenance, peuvent être détournés ou bloqués.

Le groupe CMA-CGM, très présent sur les routes maritimes Chine-Europe et Chine-Amérique du Nord, faisait récemment état d’un volume de marchandises repartant à la hausse. En espérant pour fin mars « un remplissage de la flotte à 100 % ».

Les perturbations des voyages maritimes dus à la crise sanitaire engendrent des conséquences importantes sur le commerce mondial. En effet, cela se mesure en centaines de milliers de conteneurs.

L’impact du coronavirus sur la logistique mondiale : Le transport aérien

Depuis début avril, la plupart des compagnies aériennes européennes sont quasiment à l’arrêt. Le transport aérien n’avait pas connu un tel ralentissement depuis 1940.
Pour mesurer l’impact du coronavirus sur le transport aérien, il suffit d’observer les vols en temps réel. Ce matin, vers 10 h, seuls 10 avions de passagers volaient dans ciel français, contre plus d’une centaine en temps ordinaire.

À l’instar d’air France-KLM, qui devrait faire l’objet d’une aide financière massive de la part de la France et des Pays-Bas, les compagnies aériennes du monde entier se sont tournées vers leurs gouvernements. Les compagnies américaines, sont pour l’heure, les mieux servies. Le plan de soutien à l’économie américaine voté la semaine dernière prévoit de leur octroyer 25 milliards de dollars d’aide directe pour payer les salaires et les pensions, ainsi que des garanties de prêts pour 25 milliards supplémentaires.

En Europe, les mesures générales de chômage partiel ont permis aux compagnies européennes d’alléger leurs dépenses. Plusieurs gouvernements ont annoncé des mesures fortes, comme la renationalisation d’Alitalia ou de Brussels Airlines. Le premier membre de l’Union européenne à avoir obtenu de la Commission européenne une aide d’État à ses compagnies aériennes est la France. Cette aide consiste à reporter le paiement de trois taxes et redevances (taxe de l’aviation civile, taxe de solidarité sur les billets et redevances sur les services de navigation aérienne). Pour la période de mars à décembre, dont le règlement pourra être étalé sur 2021 et 2022.

La commission européenne vise à garantir le transport des marchandises

La Commission européenne a publié, le 31 mars, un document d’orientation visant à garantir la continuité de la circulation des marchandises sur tout le territoire de l’UE au moyen de voies réservées. Elle recommande d’utiliser ces voies qui ont été mises en place. Elle recommande également de remplacer les documents papiers par des échanges électroniques afin d’éviter les contacts et d’accélérer les passages aux frontières. Les États membres sont chargés d’identifier les points de passage frontaliers internes pertinents. De plus, le passage d’une frontière et les éventuels contrôles doivent être effectués en quinze minutes maximum.

Publication originale le 7 avril 2020, mise à jour le 7 avril 2020

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