Intelligence artificielle et Coronavirus (1/2)

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Mis à jour il y a 5 mois

La question de l’intelligence artificielle et coronavirus (IA) revient régulièrement depuis le début de la pandémie de Covid-19. Son utilisation aurait-elle pu nous permettre d’anticiper la crise ? Comment en tirer profit maintenant pour gérer au mieux le déconfinement ? Nous revenons sur le concept avant de tenter de répondre à ces questions.

Qu’est-ce que l’IA ?

Pour faire simple, l’IA est un domaine scientifique qui cherche à faire résoudre par des machines (des ordinateurs) des problèmes logiques ou algorithmiques. Plus généralement, elle construit des dispositifs, en général des programmes informatiques, qui visent à imiter ou remplacer des tâches normalement accomplies par l’homme. Bien que son développement soit devenu exponentiel depuis les années 2000, les premiers pas de l’IA remontent aux années 1950 avec le fameux test de Turing, imaginé par le chercheur anglais du même nom.

Aujourd’hui, l’IA fait déjà discrètement partie de notre quotidien, principalement sur internet. Par exemple, les recherches de traduction de langues, les publicités ciblées que nous recevons, ou encore les assistants virtuels (Siri d’Apple, Alexa d’Amazon, etc.) ont tous recours à une forme d’IA.

L’intelligence artificielle avant la pandémie de coronavirus

Une des raisons de la grandissante popularité de l’IA est qu’elle avait averti d’une potentielle épidémie chinoise bien avant l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En effet, le 30 décembre 2019, plusieurs chercheurs avaient déjà sonné l’alarme. Leur alerte se basait sur des algorithmes qui, en scannant le web, avaient identifiés des cas de pneumonie inhabituelle à proximité d’un marché de Wuhan, en Chine. Mais ce n’est pas tout, car plusieurs sociétés spécialisées dans l’IA avaient observé d’autres signes inquiétants.

C’est le cas de BlueDot, une société canadienne, qui avait fait le rapprochement entre des témoignages d’habitants de Wuhan sur les réseaux sociaux, des images de désinfection du marché aux poissons de la ville, et le premier avertissement d’un médecin chinois. Grace à un algorithme puissant, elle avait aussi pu passer en revue des centaines de milliers d’articles de presse chaque jour ainsi que des données du trafic aérien. Le fondateur de la start-up, Kamran Khan avait alors précisé que l’ensemble de ces données faisait écho à l’épidémie de SARS d’il y a 17 ans. Cependant, il ne pouvait pas savoir par les données chinoises à quel point ce nouveau virus était contagieux, donc inquiétant.

Les conclusions de BlueDot ont été évidemment envoyées aux autorités de santé, compagnies aériennes et hôpitaux publics en première ligne. Mais face au risque d’être trop alarmiste, ces alertes n’ont pas été prises avec l’importance qu’elles méritaient. Il est donc fort possible que l’IA prenne plus de poids dans la question de la santé mondiale une fois la pandémie passée.

L’intelligence artificielle à notre service pendant le confinement

Les technologies numériques nous permettent évidemment en cette période de confinement de maintenir plusieurs pans de notre activité en temps normal (télétravail, lien social, consultations médicales à distance, commerce en ligne, etc.) Quant à l’IA, elle peut être avantageusement exploitée sur des objectifs de santé publique, notamment pour accélérer la découverte d’un remède au Covid-19 (via ce qu’on appelle la “bio-informatique“). Autres applications, le scan de données dans les réseaux sociaux peut aider à suivre l’évolution de l’épidémie dans la population ; et l’apprentissage automatique de données hospitalières peut établir des corrélations utiles entre les divers facteurs de santé, conduisant à des traitements personnalisés.

Cependant, la start-up anglaise Babylon Health, qui vient de développer un service de consultation basé sur une application smartphone, se voit confronté aux limites de l’IA actuelle. Avec une maladie émergente et l’absence de données en quantité suffisante, le logiciel s’est avéré incapable d’apporter un diagnostic cohérent. Keith Grimes, le directeur de l’innovation médicale a alors déclaré au Wall Street Journal que “dans une telle situation, les outils ne sont pas prêts”.

Cela étant, face à la pandémie, l’Intelligence artificielle et le coronavirus reste un outil très puissant pour aider les médecins et spécialistes à comprendre et croiser au plus vite les informations nécessaires afin de contrer le Coronavirus. Bien qu’elle n’apportera pas la réponse en elle-même, l’IA servira d’accélérateur dans cette lutte, non négligeable en ces temps de crise et d’incertitude. Pour aller plus loin, découvrez comment l’Intelligence Artificielle pourrait être au cœur du dispositif de déconfinement du 11 mai en France.

Publication originale le 20 avril 2020, mise à jour le 22 avril 2020

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