La reprise des salons de coiffure

L’annonce de la fermeture administrative liée au Covid-19 de certains commerces a engendré l’arrêt de 85.000 coiffeurs jusqu’au 11 mai. Le secteur de la coiffure représente 15 % du marché de la cosmétique, ce qui en fait un vecteur important. En ce sens et en soutien à leurs clients, leurs fournisseurs, ont suspendu leurs factures. L’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec) réfléchit à son protocole sanitaire pour la reprise de l’activité et réclame de nouvelles mesures pour soutenir le secteur.

Un secteur fragilisé

Le gouvernement a annoncé la reprise des salons de coiffure qui pourront redémarrer leur activité à partir du 11 mai. Une bonne nouvelle pour l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec). Cependant, les deux mois de fermetures administratives ont lourdement impacté et fragilisé le secteur de la coiffure, les enseignes n’ont pu dégager de revenus et les charges se sont accumulées. Comme cela va être le cas pour les restaurateurs, l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec) réclame l’annulation d’un trimestre de charges pour aider les enseignes à surmonter la crise.

Sur le plan économique, un accompagnement a été effectué par le gouvernement, mais une majorité d’aides se sont limitées aux entreprises de moins de 10 salariés. Les chefs d’entreprises possédant plusieurs enseignes ont donc eu du mal à accéder à ses aides. Le secteur de la coiffure dans son ensemble s’inquiète pour l’avenir.

La reprise des salons de coiffure : Mesures drastiques

Ce mercredi 22 avril, Christophe Doré, vice-président de l’Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC) a fait parvenir au gouvernement une fiche métier. Celle-ci vise à adapter les fonctions aux contraintes de la pandémie. La réponse du ministère à ce protocole de sécurité devrait parvenir prochainement et éclairer du coup la profession :

  • Nombre de clients adapté à la surface du salon
  • Interdiction de servir le café, de proposer des magazines
  • Obligation pour les clients de venir seuls
  • Les blouses seront lavées sur site
  • Les rendez-vous seront obligatoires

Des horaires modifiés

Comme de nombreux commerces, les salons de coiffure devront réguler le flux de clients et limiter le nombre de personnes au mètre carré. Une mesure nécessaire mais qui alerte sur les répercussions économiques au long terme. Recevoir moins de clients va surement conduire les enseignes à allonger leur plage d’horaire de travail, ce qui pose la question concernant la défiscalisation des heures supplémentaires, pour alléger les charges des chefs d’entreprise

Publication originale le 7 mai 2020, mise à jour le 26 mai 2020

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