Les fonds d’obligations publiques ou de grandes signatures, à long terme, sont ils absolument sûrs ?


Obligations PME ou fonds d’obligations cotées? Attention à la remontée des taux d’intérêt.

Les fonds d’obligations cotées présentent une forte sensibilité à la hausse des taux

Indépendamment des questions que pose l’analyse du risque réel du risque de défaut des obligations publiques, les fonds d’obligations investissant à long terme dans les meilleures signatures sont les plus sensibles au risque d’impact sur leur valeur liquidative d’une hausse des taux.

La « sensibilité » des obligations mesure la propension de leur valeur à monter, ou à baisser en fonction des variations de taux. Elle est d’autant plus forte que les obligations sont longues et que les taux d’intérêt sont bas. En période de taux très bas, comme dans la situation actuelle, les obligations publiques très longues et à taux très bas, comme la plupart des obligations d’Etat, sont donc les plus sujettes au risque de baisse de leur valeur en capital.

En conséquence, les fonds de placement investis dans des obligations « longues » et « sures », à taux très bas, sont très sensibles aux effets des remontée de taux. Ce sont, en fait, des placements à risque.

Risque de perte en capital en cas de hausse des taux pour les fonds « evergreen »

Cet effet a été un peu oublié dans la période récente, où la baisse continue des taux d’intérêt a permis à ces fonds d’afficher des performances remarquables. Ces performances ne viennent pas des taux d’intérêt, qui sont devenus très bas, presque nuls sur les meilleures signatures. En effet, la baisse des taux a accru la valeur des obligations anciennes émises à des taux très supérieurs aux prix actuels. Il suffit que ce mouvement s’inverse, quand les banques centrales normaliseront leur politique de taux d’intérêt, pour que la valeur en capital de ces portefeuilles baisse.

Investir dans un fond d’obligations cotées « evergreen » , c’est à dire réinvesti en permanence dans des obligations nouvelles, emporte donc pour le souscripteur un risque en capital quand il voudra sortir des fonds, si les taux ont remonté. Ce risque est d’autant plus important que la durée moyenne du portefeuille est longue .

Pour s’en prémunir , l’investisseur peut :

-ou bien investir dans des fonds d’obligations « à date » qui se liquident ou se transforment en monétaires à la fin de la période d’investissement

-ou bien investir directement dans des lignes obligataires, soit cotées , soit non cotées (du type de celles qu’on trouve sur les plateformes P2P « peer-to-peer »)

 

 


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