Mer et économie : que faut-il savoir ?


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A l’occasion de la Journée européenne de la mer qui avait lieu ce lundi, WeShareBonds revient sur le poids de la mer dans l’économie française.

La mer en quelques chiffres

  • 70% de l’oxygène que nous respirons.
  • 2,2 milliards de tonnes par an de CO2 absorbé.
  • 274.000 espèces vivantes recensées.
  • 150 millions de tonnes de déchets plastique.
  • 90% du commerce mondial transite par la mer (en majorité par les ports européens).

Le tourisme littoral

L’importance du tourisme pour l’économie locale

Le littoral représente 4% du territoire, mais aussi 36% des résidences secondaires ! En haute saison, la population de certaines communes est multipliée par 2 à 6 fois selon les endroits. Le tourisme dans les stations littorales représente environ 40% de l’ensemble des nuitées et plus de 20% des voyages. Il génère environ 2.500.000 ETP, dont deux tiers dans l’hôtellerie et la restauration et 2800 pour la plaisance.

Compte tenu de l’ampleur du tourisme dans l’économie locale, beaucoup de communes du littoral s’orientent vers des investissements au niveau de l’entretien et de la valorisation des espaces côtiers. La préservation du trait de côte, la réhabilitation et la commercialisation de l’immobilier de loisir, l’accroissement de capacités portuaires et la diversification des activités balnéaires sont des enjeux majeurs pour le tourisme des stations littorales françaises. Les collectivités mettent également en place des actions de prévention des risques avec le soutien de l’Etat.

Investir à la mer ?

Acheter un logement en bord de mer en vue de le louer aux vacanciers est une décision qui mérite réflexion.

Les touristes sont de plus en plus exigeants dans leurs critères de recherche. La proximité des commerces et de la plage facilitent la location de la résidence. L’endroit doit également offrir des activités autres que le bord de mer afin d’attirer un plus grand nombre. Enfin, la capacité d’accueil du logement et le stationnement sont également des critères majeurs. Même si les prix de l’immobilier sur le littoral restent nettement plus élevés qu’à l’intérieur des terres, l’investissement locatif donne droit à des avantages fiscaux. Le Bassin d’Arcachon, la Côte Basque ou encore le golfe du Morbihan par exemple sont des endroits très convoités. Le climat y est agréable et le patrimoine culturel très riche. La côte d’Azur reste bien entendu un des endroits phares du littoral français.

L’économie bleue

Le rapport Ocean Economy in 2030, publié par l’OCDE en 2016, montre que l’économie de la mer représentait 2,5% de la richesse mondiale en 2010. Cette part augmente rapidement et pourrait avoir doublée d’ici 2030. Cette dynamique concerne directement l’Europe puisque l’économie bleue représente plus de 5 millions d’emplois en Europe, et une valeur ajoutée brute de près de 500 milliards d’euros par an. Favoriser le développement des industries maritimes et des énergies marines permettrait à l’Europe d’atteindre ses objectifs d’indépendance énergétique. Il s’agit de favoriser les énergies renouvelables et de lutter contre le réchauffement climatique. Les principales cibles de l’activité maritime se concentrent autour de l’aquaculture, le tourisme côtier, l’énergie et l’exploitation minière des fonds marins

L’économie bleue durable

Face aux défis environnementaux, certains projets voient le jour. C’est le cas par exemple du projet éolien en mer de Dunkerque, qui prévoit l’installation d’un parc de 500 MW pour 2022. Il existe donc un marché des énergies marines et la France, comme ses voisins d’Europe du Nord, semble désormais compétitive sur ce marché. Les énergies en mer sont surtout représentées par l’éolien offshore. Avec 25 ans d’expérience et près de 18,5 GW1 de puissance installée sur plus de 100 parcs en Europe, l’éolien offshore fait la course en tête. Les répercussions économiques sont déjà concrètes, avec notamment près de 2600 emplois créés en Pays de la Loire et en Normandie en 2017.

 

En bref
L’Union européenne a consacré plus de 800 millions d’euros pour le financement de la recherche marine et maritime depuis le lancement du programme Horizon 2020. L’Europe doit cependant chercher à convaincre les investisseurs de prendre part aux initiatives de recherche. Celles-ci sont limitées par les craintes liées aux technologies maritimes innovantes très coûteuses et peu connues.


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