L’or, une valeur refuge ?


 

Alors que la réunion du G7 vient de se terminer, l’environnement économique et géopolitique mondial est récemment apparu comme particulièrement chahuté. En France, même si les chiffres du chômage s’améliorent peu à peu et que le pays semble globalement faire figure de bon élève par rapport à ses homologues, le mouvement des gilets jaunes a rappelé les difficultés existantes et le niveau de croissance encore insuffisant. La majorité des zones économiques connaissent en effet un ralentissement de leur croissance. Dans le même temps, le métal jaune, signe non anodin, s’envole depuis quelques mois vers des sommets. Retour sur cette réalité.

 

Un environnement chahuté

Depuis la crise des « subprimes », les grandes économies ont connu une baisse historique des taux d’intérêt qui a participé à soutenir la croissance économique. Cela a également contribué à augmenter le prix des actions. Cependant, malgré un cycle de croissance historiquement long, notamment aux Etats-Unis, les signes de ralentissement se font plus clairs. Le contexte géopolitique (élections en Europe, hausse des populismes, guerre commerciale Etats-Unis/Chine, Brexit …) réduit momentanément la visibilité des investisseurs et des acteurs économiques. Menaces sur de nouvelles taxes douanières, incertitudes sur le devenir d’accords internationaux contribuent au ralentissement du commerce mondial.

Nous étions récemment revenus sur cette réalité et sur les interrogations sur la phase du cycle économique dans lequel nous nous trouvons et les perspectives de rythme de croissance (interrogations et perspectives historiques présentées de manière synthétique par exemple dans l’essai du journaliste François Lenglet « 2019, l’Année de tous les dangers ? »).

Malgré la fin du cycle de baisse de taux au Etats-Unis, la FED ayant (légèrement) remonté ses taux directeurs pour la première fois en 10 ans, il semble y avoir désormais une sorte de consensus sur le fait que les principales banques centrales risquent de maintenir durablement les taux à un niveau bas. De fait, certains états empruntent même désormais à un taux négatif !

 

L’or, valeur refuge

Dans ce contexte l’or semble avoir joué son rôle de valeur refuge avec une envolée du cours de l’or qui a dépassé les 1500$ – au plus haut depuis 2013, surperformant même cette année les marchés financiers. L’or est souvent considéré comme une alternative face aux risques liés aux guerres monétaires et commerciales.

Sa demande est par ailleurs portée par les pays émergents pour des raisons et par certaines banques centrales qui y voient un moyen de « dédollariser » leurs réserves.

Enfin l’or, ne produisant pas de rendement annuel (mais uniquement une appréciation potentielle), apparait comparativement plus compétitif dans un contexte de taux bas.

Jusqu’où ira la hausse ? Difficile à dire, le plus haut établi post-crise ayant quasiment été atteint…

L’occasion de rappeler à nouveau l’atout du crowdlending (notamment en prêt amortissable) pour gérer les cycles. Les obligations des PME financées offrant un rendement cible brut annuel moyen de 6% avec une exposition à moyen-terme et des remboursements réguliers qui pourront être réinvestis en fonction de la conjoncture.


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