Suivi du marché


Marché en spot

 FranceImmobilierBelgique
Projets en cours de financement
30191
Montant en collecte4561k€6425k€
265k€
Nouveaux projets100
Taux moyen6,02%
9,55%
Montant moyen en collecte
165k€
621k€
Maturité moyenne65 mois18 mois

YTD

 FranceImmobilierBelgique
Montant levé à date
64 251k€32 817k€
5 037k€
Projets financés5388023

2015 to date

 FranceImmobilierBelgique
Montant levé à date
97 786k€62 367k€
9 189k€
Projets financés94915455
Taux de défaut1,28%

Crowdlending


Bien des événements ont eu lieu le mois dernier et il nous a paru de les résumer à commencer par les enseignements de la conférence Lendit à Londres qui

réunissait les acteurs les plus en vue du marché..
Tout d’abord, les conférences ont exposé la spécialisation de plus en plus marquée des plateformes de crowdlending (immobilier comme Anaxago, affacturage, environnement…) qui cherchent également à se distinguer en se démarquant géographiquement.
Second enseignement, les dirigeants des plateformes anglaises souhaitent une régulation plus intense et plus précise pour protéger le consommateur tant le marché prend de l’ampleur. D’ailleurs, le P2P lending anglais continue sa progression avec 700 millions de livres prêtées au cours du dernier trimestre. Cette somme vient s’ajouter aux 1,3 milliards de livres prêtées depuis 2016 et porte le montant total prêté depuis la création de ce marché à 6,5 milliards de livres.
Enfin, dernier enseignement et pas des moindres, un marché secondaire verra probablement le jour en France à l’instar de l’Angleterre où Zopa – plateforme britannique de crédit à la consommation – a titrisé (sous forme d’obligations) pour 138 millions de livres de prêts émis sur sa plateforme par PLC, un fonds institutionnel. Ce n’est pas la seule puisque Funding Circle l’avait devancée sur ce point en réalisant une titrisation de 130 m£. Point commun de ces deux deals ? La Deutsche Bank était particulièrement impliquée, elle qui emprunte à des conditions moins bonnes qu’une banque grecque et dont le feuilleton ne cesse d’alimenter la presse, au même titre que Wells Fargo qui a vu son PDG démissionner.
Tout n’est cependant pas noir côté banques puisque certaines s’ouvrent à l’innovation et aux fintech à l’exemple de JP Morgan qui s’est lancé dans la blockchain en co-développant une version privée du réseau Ethereum en partenariat avec EthLab ou de La Banque Postale qui est entrée dans le capital de WeShareBonds à hauteur de 10%.
Par ailleurs, KPMG a publié son top 100 annuel des fintech mondiales où l’on retrouve trois françaises (Lendix, Leetchi, Fluo). D’un point de vue global, les Amériques sont en tête avec 35 entreprises devant la région Europe – Moyen-Orient – Afrique hors Royaume-Uni (13 à lui seul) devant l’Asie qui en compte 14. Cependant, la Chine est souveraine en ce que quatre des cinq premières fintech du classement son chinoises, avec en tête du classement Ant Financial.
A l’échelle mondiale toujours, à noter une baisse générale des levées de fonds en capital-risque au 2ème trimestre. Les Fintech ont levé 2,5 milliards de dollars contre 4,9 milliards au 1er trimestre, soit une chute de presque 50%.
Outre-atlantique, deux nouvelles à retenir ce mois-ci : la création d’un consortium anti-fraude regroupant tous les leaders du marché du P2P lending américain et le lancement de Slice, une start-up d’assurance à la demande, adaptée aux besoins des professionnels de l’économie collaborative.
Enfin, parmi les décisions économiques qui pourraient avoir un impact sur les fintech, Bruxelles a relancé l’harmonisation de l’impôt sur le revenu au moment où le Royaume-Uni a menacé de diviser par deux son impôt sur les sociétés pour atteindre 10%. En France, les députés ont voté une baisse plus forte de l’impôt sur les sociétés pour les PME.
Concernant les chiffres du P2P Lending français du mois d’octobre, Lendix continue sa course en solitaire avec plus de 5,3 M€ prêtés ce mois-ci et 34 M€ depuis le début de l’année. A noter les performances de Credit.fr (650 k€) et Lumo (235 k€), une plateforme spécialisée en projets environnementaux. (Baromètre du crowdlending – octobre 2016)

Banques et Fintech


  • Après JP Morgan, c’est au tour de Goldman Sachs de se mettre aux fintech avec la création de Marcus, une plate-forme de prêts sur Internet à destination des particuliers. Changement de stratégie pour Goldman Sachs qui se focalisait jusqu’à présent sur les clients fortunés. La banque n’avait jamais proposé de produit pour le grand public, mais en avril, elle a fait un premier pas dans cette direction avec GS Bank, qui permet d’ouvrir un compte d’épargne en ligne. Son objectif: diversifier ses sources de revenus, alors que ses profits ont nettement reculé au cours des quatre dernières années.
    Marcus, dont le nom est un hommage à Marcus Goldman, l’un des deux cofondateurs de l’établissement, ne se démarque pas vraiment de la concurrence : la plate-forme permet d’emprunter jusqu’à 30 000 dollars pour une durée comprise entre deux et six ans. Les taux débutent à 5,99% pour les profils les moins risqués. Ils peuvent monter jusqu’à 22,99%.
    Bonne initiative de Goldman Sachs qui n’est pas la première et surtout pas la dernière à se lancer sur ce marché.

    (Goldman Sachs veut contrer la Silicon Valley)


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