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 FranceImmobilierBelgique
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YTD

 FranceImmobilierBelgique
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65 513k€32 937k€
5 800k€
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2015 to date

 FranceImmobilierBelgique
Montant levé à date
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9 952k€
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Taux de défaut1,28%

Economie


  • Contrairement à une pensée répandue, les inégalités de patrimoine ont légèrement reculé lors des cinq dernières années. Preuve de ce recul, la part du patrimoine détenu par le 1 % des ménages les plus riches a baissé de 1,5 point en cinq ans, contribuant à faire reculer, de façon minime, l’indice de Gini.
    Cependant cette baisse n’est pas réellement significative en considérant l’écart initial. L’Insee note que les 10 % de ménages les mieux dotés en patrimoine possédaient au minimum 595.700 euros d’actifs et détenaient encore près de la moitié du patrimoine total. A titre de comparaison, les 10 % les plus modestes en détenaient, eux, au maximum 4.300 euros chacun, soit 139 fois moins. Quant au 1 % les plus riches, ils possédaient chacun un patrimoine d’au moins 1,95 million d’euros.
    Aujourd’hui, le patrimoine moyen français se chiffre à 248.000€ (hors véhicules, bijoux et oeuvres d’art) et est – sans surprise – très grandement constitué d’immobilier : il représente en moyenne 61 % du patrimoine. Pour la moitié des ménages propriétaires d’un logement, il représente même 80 % du patrimoine brut. Enfin, parmi les 10 % des ménages les plus aisés, 95 % sont propriétaires. (En léger reflux, les inégalités de patrimoines restent fortes)
  • Les patrons des 120 principales entreprises cotées à la bourse de Paris ont vu leurs revenus progresser de 20% en 2015 pour atteindre 3,5 millions d’euros selon l’étude annuelle de Proxinvest. Pour les patrons du CAC 40, ce montant s’élève à 5 millions d’euros. Cela peut paraître étrange si l’on considère les résultats annuels de ces sociétés comme s’en insurge Proxinvest qui n’a pas manqué de montré qu’en 2015, le chiffre d’affaires cumulé des 40 principales entreprises cotées à Paris a baissé de 3%. Leur résultat opérationnel a, en moyenne, reculé de 7%, leurs bénéfices nets cumulés de 11%. Et le CAC 40 n’a progressé lui que de 8,5%.
    Leader de ce classement ? Olivier Brandicourt. Le nouveau directeur général de Sanofi a gagné l’an passé 16,8 millions d’euros, dont 7,2 millions de « primes de bienvenue. (Les grands patrons n’ont jamais aussi bien gagné leur vie)
  • Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et l’expert anti-corruption suisse Mark Pieth avaient quitté avec fracas, en août, le comité de spécialistes mis sur pied par le Panama après les révélations des Panama Papers d’avril, en dénonçant des velléités de censure du président du pays, Juan Carlos Varela. Mardi 15 novembre, ils ont délivré des solutions pour lutter contre le phénomène des paradis fiscaux. Il leur parait en effet urgent de « mettre fin au secret des paradis fiscaux » et à « cesser la course au dumping fiscal envers les multinationales ». Plus grave encore, les deux économistes évoquent également les activités criminelles abritées qui vont de la corruption à la pornographie infantile.
    Vaincre l’économie de l’ombre nécessite d’abord des actions de la part des grandes puissances mondiales qui ont, « en tant que leaders économiques », « l’obligation de forcer ces centres financiers à se conformer aux normes mondiales de transparence ». Les deux auteurs poursuivent en avançant que les mêmes « moyens qui sont employés dans la lutte contre le terrorisme » doivent être utilisés « dans la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale « .
    Mais le mot d’ordre est bien la transparence et par extension l’échange d’information à travers notamment deux grandes mesures conçues et portées, depuis la crise financière de 2008, par l’OCDE : l’échange d’informations entre pays sur les contribuables (comptes bancaires, part de sociétés, intérêts financiers divers etc.) et l’obligation de révéler l’identité des bénéficiaires effectifs des sociétés écran (trusts, sociétés commerciales…) et des comptes bancaires ouverts par des prête-noms. Par exemple, grâce à la tenue de registres dans ces territoires offshore, tenus par les banques, les avocats ou les autorités de contrôle. Si la mise en place du premier point est compris et lancé, le second point est encore loin de faire consensus. (les recommandations de Joseph Stiglitz et Mark Pieth pour lutter contre les paradis fiscaux)

Start-ups


  • Désormais, les fonds investissent dans la tech représentent presque autant des deux côtés de la Manche. Et Paris se voit déjà ravir à Londres son titre de capitale européenne des start-up
    Preuve en chiffre : plus de 857 millions de dollars ont été alloués par les fonds à la French Tech, soit seulement 7 % de moins qu’à Londres (919 millions de dollars). L’Allemagne se place quant à elle troisième, loin derrière les britanniques et leur dauphin.
    Ceci n’est pas une surprise avec l’incertitude créée par le Brexit mais si l’on observe les chiffres précédents (les sommes investies à Londres étaient jusqu’à présent de 3 à 8 fois plus importantes qu’à Paris), c’est une véritable rupture. (Paris proche de ravir à Londres le titre de capitale des start-up)

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