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Marché en spot

 FranceImmobilierBelgique
Projets en cours de financement
23150
Montant en collecte3064k€5270k€
0k€
Nouveaux projets201
Taux moyen5,44%9,70%
Montant moyen en collecte
133k€
711k€
Maturité moyenne62 mois19 mois

YTD

 FranceImmobilierBelgique
Montant levé à date
74328k€36342k€
6720k€
Projets financés6109330

2015 to date

 FranceImmobilierBelgique
Montant levé à date
107863k€65892k€
10802k€
Projets financés102116762
Taux de défaut1,28%

Actualité et baromètre du mois de novembre


  • Bien des événements ont eu lieu au mois de novembre à commencer par l’annonce de la création d’un énième consortium, BChain, mené par la Caisse des dépôts et constitué de 25 partenaires (Natixis, Crédit Agricole, CNP Assurances…)  dont le but est l’usage de la blockchain pour des prêts de titres, et plus exactement pour la gestion du « collatéral », c’est-à-dire l’actif utilisé pour garantir le crédit (en espèces, en obligations ou en lettres de crédit), dans ces opérations. Ayant cette même volonté d’avancer avec les technologies du moment et surtout de contrer la Silicon Valley, Goldman Sachs a lancé sa plateforme de crédit à destination des particuliers, changeant ainsi sa stratégie de focalisation sur les clients fortunés. A l’instar de la Banque Postale et WeShareBonds, Natixis et Payplug ont choisi ce mois-ci la voie de la coopération, le premier entrant au capital du second  poursuivant ainsi une stratégie de renforcement de son offre sur les métiers d’acceptation du paiement en ligne. Et pour les acteurs traditionnels envisageant un revirement total, Wake Up, une école de la fintech pour former les banquiers, a été créée. Toutes ces évolutions sont peu surprenantes tant la fintech gagne en popularité mondialement. En france par exemple, une personne sur deux a recours aux services d’une fintech, la gestion de portefeuille étant le service le plus utilisé (44%). Si l’assurance-vie reste plébiscitée par les français (une personnes sur deux dispose d’un contrat), la loi Sapin II à laquelle  70% des épargnants s’opposent, pourrait jouer en faveur du crowdlending et accélérer l’expansion des fintech. Placements et épargne toujours avec l’immobilier dont les taux avaient atteint un seuil plancher et qui commencent à remonter en ce mois de novembre. Sans surprise et puisque l’on est en France, cette popularité a conduit les autorités à une réglementation accrue : les fintech seront bien privées de leur « sandbox » qui existe en Angleterre, revendication récurrente de leur part leur permettant d’avoir une réglementation plus légère et plus spécifique. En effet, ce régime d’exception va à l’encontre « de l’équité de trai­tement » entre les acteurs ­tradi­tionnels. L’ACPR a par exemple publié ses recommandations sur « l’usage des médias sociaux à des fins com­merciales ». Les financiers 2.0 ne retwitteront plus tout à fait comme avant…Dans un registre moins contraignant, les minibons ont été implémentés et les seuils du crowdlending ont été réhaussés. Plus largement, les startup françaises présentent un dynamisme sans précédent, les 224 start-up analysées par EY et France Digitale ayant enregistré un chiffre d’affaires total de 4,2 milliards d’euros, soit une progression de 39 % par rapport à 2014. D’ailleurs, la progression de nos jeunes pousses est telle que Paris est très proche de ravir à Londres le titre de capitale européenne des startup.
    Et Eiffel Capital l’a bien compris, en témoigne la levée de 100 m€ pour son fonds « Pretons Ensemble » qui vise à financer au moins 20.000 prêts dans plusieurs pays européens, en privilégiant peu à peu les PME et TPE françaises qui devront représenter 90% de son exposition. A l’échelle mondiale, l’Asie est devenue le premier investisseur fintech avec 4,7 milliards de dollars investis par le continent. Sans surprise, Les quatre plus grosses levées de fonds (Qufenqi pour 449 millions de dollars, 51XinYongKa pour 310 millions de dollars, Firstp2p pour 70 millions de dollars, One97 Communications pour 60 millions) sont asiatiques, dont les trois premières chinoises.  Au contraire, la tendance s’essouffle aux Etats-Unis, tendance qui pourrait s’accentuer avec l’élection de Donald Trump, les spécialistes s’attendant à un ralentissement de l’économie dû à l’incertitude créée sur les marchés financiers ainsi qu’à la probable exécution de son programme visant à empêcher la création de nouvelles agences de contrôle et à abolir le CFPB, la cellule de contrôle américaine la plus conciliante pour les fintech. De plus, en voulant limiter l’immigration aux Etats-Unis, « the Donald » va passer à côté de start-up prometteuses.
    Enfin, à noter quelques innovations fintech en ce mois de novembre avec un nouveau marché ciblé par les fintech : le suivi des frais bancaires, autrement appelé « cash management », ce qui n’est pas mince puisque le « cash management » rapporterait aux banques 500 à 700 milliards de dollars de recettes par an dans le monde. Autre création, le prêt étudiant participatif par Studylink. Terminons l’actualité du mois en évoquant l’arrivée en France d’Edebex, une plateforme d’affacturage belge. Un quart des faillites – 60 000 chaque année – est dû aux retards de paiement auprès du fournisseur. Partant de ce constat, Xavier Corman et son co-fondateur ont crée Edebex, une fintech pour revendre les créances des PME.Concernant les chiffres du P2P Lending français du mois de novembre, nos 22 acteurs ont levé 8,3 millions d’euros portant les montants prêtés depuis le début de l’année à environ 72 millions d’euros. Au même stade de l’année 2015, seulement 26,5 millions d’euros avaient été levés. Lendix continue sa course en solitaire avec plus de 4 M€ prêtés ce mois-ci et 38 M€ depuis le début de l’année. A noter les performances de Credit.fr (1,1 M€) et de WeShareBonds (400 k€), cinquième production du mois. (Baromètre du crowdlending – novembre 2016)

Baromètre mondial


  • Mais si Lendix dispose d’une belle avance dans l’hexagone, qu’en est-il à l’échelle mondiale ? Le baromètre utilisé – qui ne dispose pas des chiffres asiatiques et de ceux de certains leaders nationaux – nous apprend que 438 millions d’euros ont été levés en novembre par les 52 plateformes analysées et il révèle la supériorité des britanniques avec six plateformes dépassant les 5,5 millions d’euros prêtés en novembre, dont quatre au-delà des 30 millions d’euros. Le record revient d’ailleurs à Funding Circle qui a permis de lever plus de 133 millions d’euros. Trois français sont présents dans le classement (lendix, Younited, unilend) et c’est Younited – crédit à la consommation – qui s’en sort le mieux avec plus de 15 millions d’euros prêtés. Aux Etats-Unis, plusieurs plateformes ne communiquent plus leurs chiffres dont le pionnier Lending Club, mais parmi les cités, un sort du lot : Ratesetter a cumulé 69 millions d’euros de production en novembre. Enfin, les pays d’Europe de l’est prouvent leurs qualités à travers ce baromètre, notamment la Lettonie avec deux plateformes ayant prêté plus de 10 millions d’euros. (International P2P lending volumes november 2016)

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