Placement court terme / long terme : Que Faire ?


Le dilemme entre placement court terme et placement long terme est une constante de l’investissement. Malgré une croissance qui semble être retrouvée dans la plupart des économies mondiales, il persiste des sources d’instabilité : géopolitiques, questions sur le niveau des cycles (marché boursier, immobilier), guerre des monnaies et rythme de remontée des taux.

Chacun est en droit de se poser la question de placer son épargne à plus ou moins long terme. Quelques éléments pour éclairer votre décision.

En théorie, plus c’est long plus c’est rémunéré

Plus un placement est proposé sur un horizon long terme, plus en théorie la rémunération proposée sera forte : ainsi par exemple une obligation « in fine » offrira un taux brut supérieur à une obligation amortissable de même niveau de risque. En effet l’incertitude et les risques liés à l’indisponibilité des fonds sur une longue période justifient une prime. Par ailleurs si un placement court terme était mieux rémunéré qu’un placement long terme, alors un investisseur rationnel (en considérant des placements avec des niveaux de risque équivalents) trouverait rapidement une martingale : il emprunterait à long terme et replacerait immédiatement à court terme et il empocherait la différence.

La plupart des placements pour pouvoir se valoriser nécessitent une certaine durée de temps minimale : immobilier, private equity, actions… Parfois étant donné des frais de transaction importants (par exemple près de 10% de frais divers d’acquisition pour un actif immobilier classique plus d’éventuelles commissions à la revente), sauf mouvement brusque de marché, certains investissements nécessiteront une certaine durée de détention pour permettre une valorisation permettant d’amortir les coûts.

Prendre un engagement long-terme comporte des risques dans la mesure où il réduit l’opportunité d’arbitrage futur sur la durée de placement et implique une absence de liquidité sur une longue période au cours de laquelle des contraintes nouvelles pourraient apparaître pour l’investisseur.

Plus la position long terme est « lockée », plus le risque d’impact sur la valorisation « mark-to-market » sera significatif : un peu comme un propriétaire qui signerait un bail fixe à long-terme, en cas de forte variation des loyers de marché à la hausse, la valorisation du bien immobilier ainsi louée avec un bail désormais en dessous du marché, sera impactée à la baisse, et ce d’autant plus que l’échéance de dénouement est éloignée, et que le « spread » s’applique sur une période longue.

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Placement long terme et placement court terme, deux approches différentes

Au-delà de l’aspect de la rémunération, les placements à court terme et long terme obéissent à deux stratégies différentes qui dépassent l’aspect purement financier.

La décision d’investir ou non à long terme sera avant tout dictée par l’horizon de liquidité et les contraintes de disponibilité de l’épargnant. La nécessité de devoir disposer des fonds pour des dépenses personnelles exclura de fait une approche long terme.

Cependant même sans contrainte personnelle liée à la disponibilité future des fonds, disposer d’opportunités de placement court terme (par exemple un crédit amortissable à 12 mois, ou une sicav court terme) peut être intéressant dans une vision purement opportuniste : elle permet de ne pas laisser l’argent inactif entre deux périodes d’investissement.

Les opportunités à court terme permettent ainsi d’adopter utilement une position attentiste dans l’attente d’arbitrage futur à plus long terme ou dans l’attente des conditions de marché plus favorables. A ce titre elles ont toute leur raison d’être, en complément de positions à plus long terme.

Les compromis des placements amortissables

L’un des moyens de concilier vision long terme et court terme consiste à investir sur un produit amortissable : par exemple dans le prêt d’entreprise tel que proposé via le crowdlending. Ainsi chez WeShareBonds nous proposons des prêts in fine ou amortissables, principalement sur 2 à 5 ans.

Dans le cas d’un prêt amortissable pluri-annuel, le taux brut offert sera a priori supérieur à celui d’un placement court terme, mais par ailleurs, l’investisseur recevra des flux réguliers liés aux remboursements. Etant donné que le prêt est porté jusqu’à son terme et à son remboursement, la valeur de marché du prêt ne variera pas et il sera remboursé au nominal.

Ainsi si la maturité de placement indiqué correspond à la date de remboursement intégral du principal, la récupération de fonds suivra elle un rythme « prorata temporis » sur la durée de l’investissement.

Cependant au final, quelle que soit la durée, celle-ci doit être en adéquation avec le profil de l’investisseur, et la décision d’investissement doit s’assurer du rendement attendu mais également intégrer l’appétence au risque et s’assurer d’un couple risque/rendement cohérent.


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