Placements en 2018, plus-value ou objectif rendement ?


Nous nous sommes récemment livrés au périlleux exercice de faire le tour des opportunités d’investissement en 2018 dans notre article  Dans quoi investir son argent en 2018 ? L’objet n’étant pas de présenter une opinion absolue sur les placements mais d’essayer d’évaluer les perspectives ou impacts possibles notamment dans l’hypothèse d’un mouvement de hausse des taux.

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Le difficile exercice de valorisation

Quels sont cependant les indicateurs à prendre en compte pour faire son analyse ?  La décision de placement implique pour l’épargnant d’appréhender le projet d’investissement de façon globale.placement, crowdlending, plus-value, rendement

  • Chiffres et conjoncture : croissance du PIB, taux d’inflation, niveaux des taux, niveau de vente d’un produit, BP d’une entreprise… Ces éléments doivent être analysé à l’instant T mais également dans via une vision prospective.
    => Quel scénario projeter et quel degré de confiance ?
  • Rendement : c’est le rapport ou flux annuel offert par l’actif investi. Quel loyer par rapport au prix d’un bien ? Quel niveau de dividende d’une action ? Il convient de s’interroger sur l’évolution de ce flux (par exemple le loyer sera-t-il indexé, à la différence d’un produit de taux fixe) ? On peut éventuellement intégrer les frais récurrents (rénovation dans l’immobilier, frais de gestion) pour évaluer au mieux les flux intermédiaires à percevoir.
    => Quel taux de rendement ?
  • Prix : passé le filtre des flux récurrents (loyer, intérêt, dividende) la valorisation et les perspectives de plus-value sont un élément clé. Un investissement à fort rendement annuel peut-être contre-indiqué s’il y a un fort risque sur la valorisation (et inversemment)
    => Paie-t-on le juste prix et celui-ci peut-il augmenter ?
  • Financement : la possibilité d’emprunter surtout si les taux son bas et que l’actif le permet (cas de l’immobilier) est un élément également important dans la décision d’investissement. Si le rendement de l’actif et supérieur au coût de financement alors on est dans une situation a priori favorable. Le levier permet de multiplier la capacité d’investissement et le gain potentiel. Attention cependant en cas d’évolution défavorable des valorisations, l’effet de levier se transformera en effet marteau.
    => Est-il possible d’emprunter pour multiplier mon gain potentiel ? A quel risque cela m’expose-t-il (une dette doit-être remboursée)
  • Fiscalité : celle-ci est en passe d’être relativement unifiée en France (voir notre article sur la flat-tax). Malgré tout la dimension fiscale est un point important, propre à chacun, à ne pas négliger. Il ne doit pas faire perdre de vue le risque et les perspectives d’évolutions du sous-jacent.
    => La fiscalité est-elle incitative (sans perdre de vue les fondamentaux) ?
  • Niveau de risque : cet élément peut être mesuré de manière absolue et assez objective (estimation du risque de défaut d’un emprunteur, volatilité d’une action…). Il doit être également vu de manière relative et mis en regard de l’optique de chaque investisseur (appétence au risque, diversification et part du patrimoine consacré au projet).
    => Le niveau de risque est-il bien compris et cohérent avec ma stratégie ?
  • Liquidité : cet élément correspond à des données factuelles (échéancier d’un prêt, horizon de temps d’une revente d’une liquidité, existence de flux intermédiaires réguliers ou non) et doit également être cohérent et compatible avec la situation personnelle de l’investisseur.
    => Quel est l’horizon d’investissement, correspond-il à mes attentes ?

 

Objectif placements : plus-value ou objectif rendement ?

Globalement deux optiques au niveau des placements peuvent s’opposer :

  • la perspective de revenus réguliers (via un taux de rendement élevé de l’actif),
  • la perspective de plus-value (via une revalorisation).

Déterminer ces deux choses n’est pas toujours aisé. La rendement peut cependant être souvent appréhendé selon des éléments objectifs (taux d’intérêt, loyer…) et la valorisation n’est qu’une de ses dérivés. Il est souvent difficile d’évaluer le juste prix d’un investissement. A plus forte raison son évolution future !

Ces dernières années, le niveau de valorisation de nombreux actifs a fortement augmenté (immobilier, marchés boursiers). Malgré un environnement économique favorable, la hausse des taux qui s’annonce, pèsera sur les niveaux de valorisation.

Dans ce contexte, le crowdlending permet d’effectuer des placements avec un niveau de rendement assez prévisible, en s’exonérant de la question de la juste valorisation. Certes, le risque de défaut doit-être correctement appréhendé, mais la diversification peut apporter une réponse partielle au problème.

Dans une optique d’amélioration de l’économie, la qualité de crédit professionnel des entreprises emprunteuses devrait aussi s’améliorer. Le prêt professionnel en crowdlending via WeShareBonds avec son rendement normé et capé, peut-être un bon complément à d’autres placements visant une plus-value et des gains plus importants.

Au final on en revient alors à la question fondamentale : quelle confiance peut-on avoir dans les éléments présentés et quel est le degré de confiance que l’on peut accorder à la réalisation des éléments prévisionnels ?


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