Portrait : Michel Gugenheim, Investisseur professionnel et client WeShareBonds

Portrait : Michel Gugenheim, Investisseur professionnel et client WeShareBonds

Mis à jour il y a 2 mois

L’équipe de WeShareBonds s’est entretenue avec Michel Gugenheim. Investisseur sur la plateforme depuis de nombreuses années, il répond à toutes nos questions sur son expérience avec WeShareBonds, et partage également avec nous ses conseils en matière d’investissements.

Bonjour Michel, pouvez-vous vous présenter, s’il vous plait ?

Quel âge avez-vous ? Quelle formation avez-vous suivie et quel a été votre parcours ?

Je suis un médecin spécialiste libéral de 58 ans. J’exerce mon métier dans les Yvelines, au sein d’un cabinet et d’une clinique privée.

Comment avez-vous connu WeShareBonds ?

J’ai connu WeShareBonds par hasard : une de mes connaissances avec qui je collaborais dans le cadre des assurances-vie et des opérations Girardin m’a parlé de WeShareBonds à un moment où j’avais de la trésorerie à placer.

Comment vous qualifiez votre expérience avec la plateforme WeShareBonds ?

J’ai une bonne expérience avec WeShareBonds, c’est pourquoi j’investis depuis plusieurs années et dans divers projets.

Dans combien de projets avez-vous investi ?

À ce jour, j’ai investi très exactement dans 44 opérations sur la plateforme WeShareBonds : que ce soit dans les projets PME (notamment le financement de start-up) ou de crowdfunding immobilier.

Depuis quand êtes-vous inscrit sur notre plateforme ?

Je me suis inscrit en février 2018 et ai commencé à investir quasiment immédiatement. Cela fait donc plusieurs années que je suis inscrit sur WeShareBonds.

Quel est votre objectif lorsque vous investissez ?

En tant qu’investisseur expérimenté, mon objectif principal est de préparer ma retraite. En effet, mes revenus actuels seront considérablement réduits au moment de la retraite, cela fait donc de nombreuses années que je me prépare au mieux pour l’avenir. Pour ce faire, je tente de diversifier mes investissements (immobilier, livrets, crowdfunding immobilier ou financement participatif d’entreprises…) afin de faire fructifier mes revenus actuels et pouvoir ainsi assurer un train de vie agréable.

Les produits phares dans lesquels Michel Gugenheim investit

À quel âge avez-vous commencé à investir ? Et dans quel type d’investissement ?

J’ai commencé à investir quand j’étais jeune. En effet, j’avais environ trente ans lorsque j’ai entamé mon parcours d’investisseur. Mes premiers investissements étaient principalement dans des produits classiques proposés par les banques ; notamment des titres d’entreprises cotées en bourse, des OPCVM… À mes débuts dans l’investissement, je ne me suis pas intéressé à l’assurance-vie. J’ai préféré ouvrir un PEA (Plan d’épargne en actions) ainsi qu’un compte-titre, et ce afin d’avoir un retour sur investissement grâce à des produits que j’estimais peu risqués.

Pensez-vous qu’il est important d’investir aujourd’hui ?

Oui, il est fondamental d’investir. Spécifiquement dans mon cas pour compenser la diminution de mes revenus lors de mon passage à la retraite, ce qui est surtout le cas pour les travailleurs du secteur libéral qui voient leurs revenus baisser considérablement. En effet, les médecins commencent à cotiser plus tard du fait de la longue durée de leurs études. Et ce, en comparaison, par exemple, avec les employés qui commencent en moyenne à travailler plus tôt, que ce soit en entreprise ou dans le secteur public.

Mais de manière plus générale, il est important de diversifier son portefeuille et les actifs détenus. Que ce soit en investissant dans le crowdfunding immobilier à travers WeShareBonds, dans l’immobilier ou encore en possédant des titres d’entreprises cotées en bourse : il est nécessaire de diversifier afin de diluer le risque lié à chaque investissement et ainsi de pouvoir faire fructifier votre épargne.

Comment se répartit aujourd’hui votre patrimoine entre actifs immobiliers et actifs financiers (SCPI, crowdfunding, assurance vie, titre de bourse…) ?

En ce qui concerne les actifs immobiliers, je possède une résidence principale. Je suis également le propriétaire d’une résidence secondaire et de divers actifs immobiliers. Ceux-ci me permettent de dégager des loyers (il s’agit donc d’investissements locatifs). En comptabilisant tous ces actifs immobiliers, y compris ma résidence principale et biens donnant lieu à des loyers, ces investissements immobiliers et locatifs représentent environ 60% de mon patrimoine global.
Les actifs financiers représentent donc approximativement les 40% restants, notamment le crowdfunding immobilier et autres produits financiers.

Y a-t-il des produits financiers desquels vous vous êtes retiré ? Avez-vous déjà fait un mauvais investissement, des investissements locatifs non-rentables peut-être ?

Je me suis retiré de très peu de produits financiers. Toutefois, je me suis lancé dans l’assurance-vie en 2013. Cette année-là, j’ai ouvert un contrat sur lequel je fais des versements réguliers (et que je conserve). Ensuite, il y a environ 2 ou 3 ans, sur les conseils d’une connaissance, j’ai ouvert une seconde assurance-vie dans laquelle je n’ai investi que très peu. Je me suis finalement rapidement retiré de ce second contrat, car la rentabilité n’était pas celle attendue.

J’ai par ailleurs effectué un mauvais investissement, il y a très longtemps. Il s’agit d’un mauvais investissement immobilier. J’étais propriétaire d’une petite surface à Paris dans les années 90. Ensuite, une mauvaise surprise est apparue : les prix des logements du marché immobilier parisien se sont écroulés. J’ai finalement revendu le bien immobilier à perte.

Quels sont les actifs incontournables dans lesquels il faut investir aujourd’hui ? D’après votre expérience, où faut-il investir son argent pour obtenir un retour sur investissement ? Quels sont les investissements les plus rentables ?

Je pense qu’il est primordial de posséder une résidence principale. En tant qu’investisseur particulier, il s’agit de l’investissement immobilier le plus important que l’on puisse faire. Ensuite, bien que je me sois retiré de certains investissements dans l’assurance-vie, il peut être intéressant d’investir dans ce cadre, notamment en termes de succession, de transmission.

Le PEA constitue également un actif incontournable dans lequel il peut être avantageux d’investir. Je pense que ces trois éléments constituent le socle pour un investisseur, qu’il soit débutant ou professionnel.

La meilleure stratégie à adopter est la diversification. Je recommande donc fortement d’investir dans d’autres produits en plus d’une résidence principale, du PEA et de l’assurance-vie et ce afin d’obtenir un meilleur rendement. Particulièrement dans le crowdfunding immobilier, dans l’investissement immobilier et locatif (donne lieu à des loyers), dans des titres (d’entreprises cotées en bourse) disponibles sur divers marchés financiers.

Cette méthode permet sur le long terme d’obtenir un retour sur investissement. En effet, en diversifiant les types d’investissements, durée de maturité des projets, taux d’intérêts (qui rémunèrent le risque) et porteurs de projets, cela permet de limiter les risques liés à ces divers produits. Il existe plusieurs possibilités d’investissement. Le plus important est de les diversifier pour que le rendement global soit plus élevé et que le risque soit moindre.

Michel Gugenheim et le crowdfunding immobilier

Quel élément a déclenché votre premier investissement en crowdfunding immobilier ?

C’est via la plateforme de WeShareBonds que j’ai réalisé mon premier investissement en crowdfunding immobilier. J’investissais déjà sur WeShareBonds, dans les opérations de financement d’entreprises (de PME plus spécifiquement). Ensuite, vous avez commencé l’aventure de l’investissement en crowdfunding immobilier afin de vous adapter à la suite de la crise sanitaire. Je fais donc partie des investisseurs réguliers de ces projets, depuis vos débuts en crowdfunding immobilier.

Il s’agit de projets différents de ceux que vous aviez l’habitude de proposer, mais tout comme WeShareBonds, je me suis adapté. Les risques sont différents, les rendements (taux d’intérêts) le sont également, car il s’agit d’un autre type d’investissement. Lorsque les entreprises effectuaient des emprunts sur WeShareBonds, au moment où la plateforme proposait uniquement des PME, ces emprunts présentaient des maturités plus longues que ceux effectués, par exemple, par des promoteurs ou des foncières.

Quels sont les critères que vous prenez en compte lorsque vous décidez d’investir dans un projet ? (risque, maturité, garanties, nature du projet…)

Le principal critère que je regarde au moment où je décide d’investir où non d’investir dans un projet c’est le risque ; ensuite également la maturité (durée) de l’emprunt et le rendement proposé.

Comment jugez-vous si le risque est bien rémunéré ?

C’est toujours difficile d’évaluer si le risque est bien rémunéré. Mais grâce à l’expérience acquise après des investissements dans de nombreux projets, je peux maintenant évaluer si le rendement proposé correspond bien au risque encouru en finançant un projet donné. Suivant que les biens immobiliers sont situés dans des grandes villes ou d’autres localisations, qu’il y ait un ou plusieurs porteurs de projets, suivant la durée de l’emprunt, je juge de la rémunération proposée par rapport au risque. En sachant que plus un emprunt est long, plus la possibilité d’avoir des retards dans la réalisation des travaux ou autre est grande. Ce qui peut entrainer des difficultés de remboursement de la part des porteurs de projets.

[Pour information : WeShareBonds propose également un système de notation du risque. Notre équipe crédit évalue le risque en fonction de divers critères, celui-ci apparaît alors sous la forme d’une note entre « A » et « E ». Un risque noté « A » correspond à une opération moins risquée, tandis qu’en comparaison un projet noté « E » comporte davantage de risques.]

Y a-t-il des critères extra-financiers qui jouent également dans votre décision ? Un côté affectif parfois ?

Oui, il y a quelques projets un peu originaux qui m’ont particulièrement marqués. Il s’agit surtout de projets de crowdlending, le financement de certaines entreprises en particulier Pokawa.
Je suis également plus touché par les projets immobiliers lorsqu’il s’agit d’opérations dans la région parisienne car c’est là que j’habite.

Investissez-vous sur tous les projets qui sont proposés par notre plateforme de crowdfunding ?

Je n’investis pas dans tous les projets proposés par WeShareBonds. Il est possible que je n’aie pas le temps pour investir, ou que j’ai des incertitudes vis-à-vis de ma trésorerie, c’est pourquoi je n’investis pas dans toutes les opérations de crowdfunding. Cependant, au global j’ai investi dans plus d’une quarantaine de projets, ce qui représente une bonne partie des opérations qui ont été financées sur WeShareBonds — près de la moitié je crois.

L’expérience de Michel Gugenheim sur WeShareBonds

Quelle est votre appréciation globale de WeShareBonds ?

Je suis très satisfait de la plateforme, sinon je n’aurais pas continué d’investir dans les projets que vous proposez.

Quelle relation entretenez-vous avec l’équipe ?

En tant qu’investisseur, le suivi est vraiment personnalisé, ce qui rend l’expérience avec votre plateforme particulièrement agréable.

Que pensez-vous de l’application web WeShareBonds ?

Le système d’investissement dans des collectes par internet est très pratique. Surtout lorsqu’on compare aux banques. En effet, lorsque je travaille, il peut s’avérer difficile de se rendre à la banque pour échanger à propos d’éventuels investissements, ou bien même de réaliser les rendez-vous par téléphone, les horaires ne correspondent pas toujours à mes disponibilités. Le fait de pouvoir investir facilement grâce à l’application web de WeShareBonds représente un véritable gain de temps. Les informations sont facilement accessibles sur le site web et la manière de souscrire aux projets est très simple.

Vous avez mis en place des améliorations, notamment le paiement mixte. Grâce à cette solution, nous avons désormais la possibilité de réinvestir directement le solde disponible sur notre compte puis compléter avec un prélèvement ou un virement. Avant, cela n’était pas possible : il fallait effectuer un virement externe vers notre compte bancaire afin de pouvoir réinvestir cet argent par la suite. Aujourd’hui, cela peut se faire automatiquement, sans effectuer de virement externe. Cette nouvelle méthode d’investissement, représente donc un véritable gain de temps. WeShareBonds a clairement fait un effort pour proposer de nouvelles fonctionnalités aux investisseurs afin de rendre l’utilisation de la plateforme, et plus spécifiquement la souscription aux opérations, de plus en plus simple.

Avez-vous connu des défauts de paiement ? des retards au niveau des échéances ? des remboursements anticipés ?

Oui, j’ai connu de nombreux remboursements anticipés : 7 pour le moment. J’ai également eu le cas de quelques retards de paiement et un seul défaut de paiement à ce jour.

Si oui, quelles ont été les solutions mises en place par WeShareBonds ? Quel rôle joue la diversification lorsque ce genre d’événement intervient ?

Dans le cas de défaut en question, WeShareBonds a fait son maximum pour récupérer les fonds, et les négociations sont toujours en cours. Nous verrons ce que l’avenir nous réserve, mais il est normal d’avoir un défaut de paiement compte tenu du nombre de projets dans lesquels j’ai investi. Le risque zéro n’existe pas. La diversification est justement là pour lisser les risques liés à ces défauts de paiements potentiels.

Si vous aviez-vous un conseil à donner aux personnes qui souhaitent commencer à investir sur WeShareBonds, quel serait-il ?

Commencer avec des petites sommes : se familiariser avec le système et voir comment ça se passe.
Si vous avez de la trésorerie que vous pouvez placer, n’hésitez pas à le faire et à diversifier vos investissements. Il y a 20 ans, les livrets rapportaient entre 2 – 5 %, et maintenant ils ne sont plus aussi rentables. Il est donc intéressant pour les investisseurs débutants de financer divers projets pour obtenir un retour sur investissement plus conséquent. Et ce, en n’oubliant jamais le risque associé à chaque investissement (immobilier, SCPI, bourse…) et donc la méthode de diversification du portefeuille (court – long terme, taux d’intérêts différents, risque, porteurs de projets…)

Nous tenons à nouveau à remercier Michel Gugenheim pour avoir accepté de répondre à nos questions concernant ses habitudes d’investissements, et pour le temps qu’il nous a accordé.

FAQ :

Qu’est-ce qu’un investisseur professionnel ?

Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), un investisseur est considéré professionnel lorsque celui possède l’expérience, les connaissances et la compétence nécessaires pour prendre ses propres décisions d’investissement et évaluer correctement les risques encourus.
Retrouvez plus d’informations ici.

Qu’est-ce qu’une SICAV ?

Les Sociétés d’Investissement à Capital Variable (SICAV), sont des organismes financiers appartenant la catégorie des OPCVM. Le gestionnaire récolte des fonds que ses souscripteurs (porteurs de parts) mettent à sa disposition. Grâce à ces fonds, il constitue des portefeuilles composés de valeurs mobilières (actions, obligations). Retrouvez la définition d’une SICAV dans son intégralité, ici.

Qu’est-ce qu’un OPCVM ?

Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières sont en général créés par un organisme bancaire ou financier. Ce dernier en assure la gestion. Les OPCVM sont des intermédiaires financiers. Ils donnent à leurs souscripteurs la possibilité d’investir sur des marchés financiers auxquels ils n’auraient que difficilement accès autrement (marchés financiers et monétaires étrangers, actions non cotées,…). La définition complète d’un OPCVM est disponible sur le site de l’INSEE.

Qu’est-ce qu’un PEA ?

Le plan épargne action (PEA) est un produit d’épargne réglementé. Il permet d’acquérir et de gérer un portefeuille d’actions d’entreprises européennes tout en bénéficiant, sous conditions, d’une exonération d’impôt.
Il existe 2 types de PEA : le PEA classique (bancaire ou assurance) et le PEA-PME. Ce dernier est dédié aux titres des entreprises : PME et ETI. Les conditions d’ouverture du plan, les titres qu’il peut abriter, les conditions de versement, retrait et de bénéfice de l’avantage fiscal sont réglementés.
La définition intégrale d’un PEA est disponible sur ce site.

Loi Girardin

Les dispositifs Girardin Logement et Girardin Industriel (achat de matériel industriel loué à des entreprises) permettent d’obtenir des réductions d’impôts jusqu’à 50% de l’investissement réalisé dans les DOM-TOM.
Pour le Girardin Logement, il s’agit d’investir dans des logements neufs dans des zones éligibles, avec un engagement de location de 6 ans et un respect de plafond de ressources du locataire. Le taux de réduction dépend de la localisation, de la présence d’éventuels dispositifs d’économie d’énergie, et de la date du permis de construire
Par ailleurs, le plafonnement des niches fiscales est de 18 000 euros/an (contre 10 000 euros en Métropole). Plus d’informations dans cet article.

Publication originale le 2 décembre 2021, mise à jour le 2 décembre 2021

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