Privatisations : 100% des actionnaires ont tenté leur chance…


FDJ entrée en bourse, privatisation vs nationalisation
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Avec l’introduction en bourse de la Française des Jeux (FDJ), et la privatisation envisagée du groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), bien des polémiques se soulèvent. Livrons-nous à un petit retour historique entre nationalisations et privatisations. Cela interroge par ailleurs sur le rôle de l’Etat à l’heure des gilets jaunes… Pour les actionnaires, les performances n’ont pas toujours été au rendez-vous….

Historique : nationalisations vs privatisations

 

La France a connu des nationalisations dès la Révolution Française. Plusieurs phases de nationalisation et de privatisation ont émaillé son histoire récente. Au départ pour des raisons économiques (sauvetage de la Compagnie ferroviaire de l’Ouest). Dans l’entre-deux-guerres, avec le Front Populaire, ces nationalisations sont liées a une vision plus politique et stratégique. En conséquent, l’armement, l’aéronautique, le transport (création de la SNCF), et plusieurs secteurs passent sous pavillon public. D’autre part, à la Libération apparaît une nouvelle doctrine publique visant à favoriser la Reconstruction.

Ainsi que l’affirme la Constitution de la IV République : « Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité ». Par conséquent, on nationalise le secteur de l’énergie (houillères, compagnie d’électricité et de gaz) et celui des transports parisiens. De même pour plusieurs grandes banques (Crédit Lyonnais, Société Générale…) et certains fleurons industriels, le plus emblématique étant Renault.

 

Avec l’arrivé de Mitterrand au pouvoir en 1981 et le fameux « programme commun », on assiste à une phase importante de nationalisation touchant des pans entiers de l’industrie, et de la finance. Le gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac en 1986 reviendra sur certaines nationalisations. D’autre part, de retour au pouvoir, Mitterrand adoptera une politique dite de « ni-n » avant un vaste mouvement de privatisations mené par ses successeurs dans un contexte de mondialisation jusqu’au milieu des années 2000. Plus récemment le gouvernement d’Edouard Philippe a relancé les privatisations avec la Française des Jeux – en suspens – d’Aéroport de Paris.


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