Restructuration de la dette professionnelle, pensez au crowdlending !


Le crowdlending, véritable classe d’actif depuis maintenant quelques années, est en passe de gagner ses lettres de noblesses en tant que nouvel instrument de financement des PME. Plus qu’un simple substitut, il offre avant tout une offre complémentaire. Sollicitant investisseurs professionnels (Wesharebonds, par exemple co-finance chaque opération via un fonds de crédit) et particuliers, le crowdlending offre une solution flexible et adaptée à de nombreuses situations. D’un coût, prenant en compte le risque, le crowdlending offre de la flexibilité en termes de montant, de durée, et de modalités. Généralement, exempt de prise de sûretés sur les actifs, il permet de couvrir de nombreuses utilisations et d’être complémentaire à d’autres sources de fonds. Les plateformes les plus établies garantissent par ailleurs la bonne fin du financement à l’émetteur. Ceci lève la principale incertitude liée à ce type d’intervention et en fait un instrument adapté pour les PME pour la restructuration de la dette ou pour compléter les diverses sources de financements.

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La restructuration de la dette

Le crowdlending solution face à l’affacturage et aux lignes de crédit court terme

Les statistiques montrent que l’export (à l’instar de l’innovation) sont les principaux vecteurs de la croissance des entreprises. Les obstacles notamment sur le grand export et les zones les plus dynamiques (Chine, Asie…) restent souvent nombreux :

  • durée du cycle entre production et encaissement,
  • diversité des contreparties,
  • croissance induite nécessitant une forte augmentation du BFR…

Ne pas pouvoir apporter une solution de financement adaptée risque d’amener la PME a refuser certains marchés ou pire à se trouver face à une crise de financement.

Certaines solutions existent, telles que les offre d’accompagnement de la BPI ciblée « export ». Ou bien, le recourt à l’affacturage par exemple. Cette dernière solution qui peut offrir une opportunité présente également de nombreux défauts. Outre son coût significatif, les frais de gestion induits peuvent être importants avec parfois la nécessité d’un contrôleur de gestion à plein temps pour assurer le suivi des créances et des échéances. Par ailleurs dans la pratique, il y a un risque de voir certaines contreparties (les nouveaux clients sans historique ou taille critique) et les zones « exotiques » hors zones euros (mais avec un fort potentiel) non couvertes. Or ce sont précisément celles qui offrent de nouvelles opportunités. Quand aux crédits de campagne, ils sont à court terme et peuvent être dénoncés ou non renouvelés sans préavis.

Dans ce cadre, le crowdlending (la forme dette du crowdfunding) offre une solution particulièrement adaptée, comme complément ou substitut : permettant de s’inscrire sur des maturités moyen terme, via un financement amortissable ou in fine et sans prise de sûreté, il offre via un financement obligataire simple, une solution rapide et certaine permettant d’accompagner de façon flexible la croissance des PME.

Le Crowdlending pour remplacer l’avance d’un actionnaire

Les actionnaires, par l’apport en fonds propres qu’ils mobilisent, sont les principaux bailleurs de fonds de l’entreprise. Ils apportent une perspective à long terme, aux différents partenaires commerciaux ou financiers et sont un gage de stabilité. Parfois, cependant, les actionnaires sont sollicités pour des avances en comptes courant qui n’offrent pas la même rémunération qu’un investissement en capital. Les raisons peuvent être multiples : nécessité d’un financement rapide où les banques n’interviendront que difficilement (financement d’actifs immatériels sans actifs à gager par exemple), difficulté de mener une véritable levée de fonds « equity » pour un montant limité, et obstacles concernant la valorisation et l’évolution de la gouvernance. La solution de compte courant d’associés a généralement vocation à être transitoire et peut constituer rapidement une source de tension entre associés. Dans ce cadre, le crowdlending peut-être particulièrement adapté : fondé sur l’analyse des cash-flows de l’entreprise, il pourra fournir le financement permettant de couvrir les échéances opérationnelles de l’entreprises sans fléchage strict via des adossement à des prises de sûreté, et sans nécessité d’évolution de la structure de l’actionnariat. Il peut ainsi parfaitement se substituer aux comptes courant d’associés en place.

Crowdlending + BPI + Banque le trio gagnant ?

De manière générale, le crowdlending n’est pas la solution à toutes les problématiques de financement des PME mais un outil pouvant être mobilisé dans la quasi-totalité des situations nécessitant un financement. Plus qu’une solution de substitution, il est avant tout parfaitement complémentaire.

Les banques ont des contraintes propres : ratios prudentiels, limites interne, ratios de couverture, délais de décisions qui peuvent limiter leur capacité d’intervention. Le crowdlending par sa rapidité d’intervention, l’absence de prise de sûretés offre une solution complémentaire particulièrement adaptée.

Cette notion de complémentarité est d’ailleurs au cœur de la plupart des offres de financement de la BPI qui reste l’un des principaux partenaires des PME : que ce soit pour l’export, l’innovation, ou la reprise d’une entreprise. La structuration des offres de la BPI comporte souvent un ratio nécessaire d’apport en co-investissement : soit via des fonds propres ou quasi-fond propres, soit via un financement en crédit.  Dans ce cadre, les solutions de financement participatif telles que le crowdlending ne doivent pas être négligées car elles sont susceptibles de participer rapidement à la structuration d’un financement plus global avec d’autres partenaires permettant ainsi à la PME de saisir un maximum d’opportunité de développement.


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