Un patrimoine pour vos enfants !


« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années »… Nombreux sont ceux à se poser la question de créer un patrimoine pour leurs enfants. Prendre date au plus tôt permettra de constituer un pécule pour ses enfants à leur majorité, et a priori dans de meilleures conditions. En résumé : commencer tôt pour obtenir un meilleur taux !

Nouvelles générations, nouvelles données démographiques

Ces dernières décennies ont vu une augmentation de l’espérance de vie une mutation de la pyramide des âges et un déséquilibre entre actifs et inactifs. Les difficultés des régimes de retraite, la hausse des prix de l’immobilier et les tensions du marché de l’emploi répondent à la nécessité d’accompagner les « ainées ». Tout cela remet en question les traditionnelles solidarités intergénérationnelles. De fait, l’âge moyen au décès et à l’héritage n’a fait que progresser au fil du temps, ainsi que le souligne l’économiste Thomas Piketty, même s’il semble se stabiliser.

La succession et la transmission sont des notions quasi-philosophiques. Nombre de grandes fortunes, notamment Bill Gates fondateur de Microsoft, ont ainsi choisi de déshériter leurs enfants, au profit d’une fondation humanitaire.

Il reste néanmoins qu’à l’heure où les successions se réalisent alors que les enfants sont déjà installés dans la vie active, il peut être souhaité de transmettre de son vivant un patrimoine ou une épargne disponible pour les générations futures, à leur majorité.

Constituer un patrimoine : l’atout du temps

Constituer un patrimoine prend du temps, commencer au plus tôt ouvrira d’autant plus de perspectives. Si on veut épargner pour ses enfants, constituer une mise de fonds via des « dons manuels» ou une donation sera une première étape. Faire fructifier un capital jusqu’à la majorité, sera le deuxième levier pour parvenir à l’objectif.

Anticiper, permet de disposer d’un horizon de temps plus important, ce qui offre en théorie de multiples avantages :

  • Disposer d’une durée suffisante pour permettre une appréciation des actifs.
  • Pourvoir effectuer des versements réguliers pour participer à cet effort d’épargne.
  • Pouvoir miser sur tout type d’actif, y compris à long-terme qui ont eu tendance à super-former sur de longues périodes, pour peu que la durée de détention soit suffisante.

Le temps rendra également possible des montages plus ou moins complexes. Par exemple créer une SCI familiale en vue d’acquérir un bien locatif, les enfants seront actionnaires aux côtés des parents. Financé par emprunt bancaire et en compte courant avec une mise de fonds minimal en capital permettra de constituer avec le temps un patrimoine à terme pour les enfants co-actionnaires et donc co-propriétaires du bien. S’inscrire dans la durée, permettra souvent de bénéficier d’une fiscalité optimisée. Cest le cas par exemple de la plus-value sur les actifs immobiliers. Il fallait 15 ans pour être totalement exonéré, le cap est désormais de 30 ans… Idem pour l’assurance-vie.

Gérer en bon père de famille

Des versements réguliers permettront de répartir l’effort, d’amortir les cycles économiques, et au final de constituer petit à petit un patrimoine.

Respecter un calendrier permet aussi de systématiser la démarche, via une certaine discipline et selon les montants en jeu, d’éviter une fiscalité trop lourde. Il est ainsi possible de donner jusqu’à 100.000 euros à un enfant en franchise de droits tous les 15 ans. Les montants en jeu pouvant être exonérés ont tendance à diminuer alors que la durée pour « recharger » le droit à exonération ne cesse d’augmenter. En effet, cette dernières est passée de 6 à 15 ans en quelques années.

Il est possible de profiter des enveloppes fiscales ouvertes pour un mineur, comme les contrats d’assurance-vie. Ouvrir un livret n’est peut-être pas la meilleure des solutions au vu des taux actuellement pratiqués… Par ailleurs, un PEA-Jeune a été créé par la loi Pacte et sera accessible à hauteur de 20.000 euros pour les jeunes adultes de 18-25 ans. Ces derniers doivent demeurer encore sur le foyer fiscal de leurs parents indépendamment du montant disponible pour le PEA des parents.

Juridiquement l’intervention d’un juge des tutelles peut être nécessaire afin de veiller à la protection des intérêts de l’enfants. Cette prérogative a pourtant été diminuée depuis 2016. En effet, les actes de gestion – qui devront idéalement pris par les deux parents exerçant l’autorité – engage l’avenir de l’enfant. Il faudra pourtant éviter les éventuels abus de droit en proscrivant des solutions qui pourraient être requalifiées comme des schémas à but purement fiscal.

Gardons à l’esprit qu’un investissement de 1.000€ réalisé à la naissance vaudra – avec un rendement annuel 1% – 1.010€ au bout d’un an et 1.348€ au bout de 30 ans. Avec un rendement capitalisé de 10% annuel, les montants deviennent 1.100€ après 12 mois et 17.499€ au bout de trois décennies. Ceci est une raison de plus pour commencer tôt. Pourquoi pas en ouvrant un compte sur WeShareBonds au nom de votre enfant ?

 


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