Le « Tour du monde de WeShareBonds » : les expatriés soutiennent les PME françaises


Au-delà de notre actualité nationale agitée, l’affaire Carlos Ghosn chez Renault, les négociations du Brexit ou les échéances à venir sur la dette italienne ne cessent de nous le rappeler : l’économie est désormais mondialisée. Dans cet environnement globalisé l’hexagone doit trouver les moyens de maintenir son rang. Parmi les nombreuses initiatives, la France – qui possède toujours le réseau diplomatique le plus étendu – a lancé en novembre le « mois de l’investissement et de l’attractivité ».  Par ailleurs, la fiscalité du capital, longtemps critiquée, est revenue dans des normes internationales . Dans cette compétition économique mondiale, les expatriés français, une population en constante augmentation, ont un rôle à jouer. Les plateformes de « crowdlending » s’offrent comme une solution très adaptée pour investir en soutenant le développement de PME françaises, souvent via la voie de l’export et de l’internationalisation. Petite illustration avec un « Tour du monde de WeShareBonds ».

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Les expatriés français dans le monde

On dénombre actuellement 1,8 millions de français (dont 41% de binationaux) déclarés comme expatriés hors de France. Pourtant ces chiffres établis sur la base de déclarations consulaires sont sans doute largement sous-estimés. C’est une population (également répartie entre hommes et femmes) qui croit de 3% par an en moyenne :

  • Avant tout localisée dans des régions limitrophes : 50% en Europe avec en tête Suisse, Belgique et Royaume-Uni ;
  • Londres est la première ville française hors de France ;
  • Les Etats-Unis constituent le deuxième pays le plus prisé et l’Amérique du Nord la zone la plus dynamique ;
  • L’Asie-Océanie, ne rassemblent encore que 8% des expatriés mais avec un taux de croissance supérieur ;
  • L’Afrique Francophone et Non-Francophone, ainsi que le Moyen-Orient connaissent une évolution contrastée.

Derrière l’image de « l’expat » cadre de grande entreprise, se cache pourtant une certaine réalité :

  • 53 % des Français établis à l’étranger ont un diplôme de l’enseignement supérieur (niveau Master ou Doctorat) ;
  • 7 Français salariés expatriés sur 10 ont un statut cadre ;
  • 2 Français sur 10 à l’étranger ont créé leur entreprise.

Cependant un Français sur deux a désormais signé un contrat de travail local.

Au global la population d’expatriés apparaît comme plutôt entreprenante, diplômée avec un niveau socio-professionnel élevé. La période d’expatriation, outre la découverte d’un nouveau pays, peut également être l’occasion d’une évolution professionnelle accélérée. De plus, les conditions de rémunération sont souvent intéressantes (logement et études pris en charges, fiscalité avantageuse…).

De ce fait, l’occasion s’ouvre pour préparer le retour en s’inscrivant également dans une démarche d’épargne (la convention fiscale du pays de résidence s’appliquera).

Prêteurs et PME financées : l’international bien présent

Reflet de cette présence : les investisseurs prêteurs sur WeShareBonds, situés principalement dans l’hexagone (également dans 9 DOM-TOM), sont par ailleurs actifs dans 45 pays couvrant l’ensemble des continents. Il reste encore toutefois quelques absents de taille dans les pays de l’OCDE (Israël, Corée du Sud, Mexique…) sans compter deux futurs géants : le Brésil, et l’Inde. Cela ne saurait tarder ! D’autant plus qu’il n’est pas nécessaire d’être français pour participer…

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Cette dimension internationale s’est également retrouvée dans de nombreuses entreprises financées par WeShareBonds. Petit focus sur quelques opérations :

  • Artis : spécialisée dans la tuyauterie industrielle, a levé 400 000€ pour se développer sur de nouveaux marchés avec des perspectives en Pologne ;
  • Searov Offshore qui exploite des robots sous-marins pour l’industrie pétrolière notamment, a toujours été par nature internationale avec plusieurs implantations sur les lieux de production : Golfe du Mexique, Amérique du Sud, Golfe de Guinée… Elle a emprunté 200 000€ avant d’être rachetée par le leader de son marché, le néerlando-norvégien DeepOcean ;
  • Earthmaker Consulting : cette société de service est la filiale française du groupe S2M fondé par des français à Barcelone (et présent également en Asie et aux Etats-Unis). Elle a emprunté 1 100 000€ pour financer l’acquisition d’un éditeur français de logiciel Click’n Do ;
  • NetCo : présent en France et en Belgique. Ce spécialiste du conseil et de la stratégie de marque, avec un chiffre d’affaire consolidé de 27,8M€ et un développement fondé sur une stratégie d’acquisition, a emprunté 1 000 000€ afin de compléter le rachat de trois sociétés ;
  • Metalliance : cette PME spécialiste des engins pour les tunneliers a emprunté 500 000€ (premier financement via Medef Accélérateur). Son activité va bien au-delà du Grand Paris avec une participation à des chantiers majeurs dans le monde entier (Seattle, Lima, Sydney…).

L’international au cœur de la croissance des PME

Cette dimension internationale est loin d’être négligeable pour le développement des entreprises tant ce levier est clé pour la croissance et l’innovation des PME avec une réelle corrélation. Certaines sociétés ont ainsi su capitaliser sur leur savoir-faire de niche pour devenir de véritables champions mondiaux sur leur créneau. Afin de continuer à soutenir les PME françaises que ce soit dans l’industrie ou les services, via le crowdfunding, permettons-nous de paraphraser un auteur bien peu capitaliste : « Investisseurs de tous les pays unissez-vous » !


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